Thèse soutenue

Revêtements au lustre métallique dans l'architecture religieuse et funéraire de l'Iran Ilkhânide (1256-1335)

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Anaïs Leone
Direction : Yves Porter
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 22/11/2021
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Espaces, Cultures, Sociétés (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'archéologie médiévale et moderne en Méditerranée (2012-.... ; Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône)
: Institut universitaire de France (1991-....)
Jury : Président / Présidente : Tomoko Masuya
Examinateurs / Examinatrices : Delphine Miroudot, Sandra Aube Lorain
Rapporteurs / Rapporteuses : Sheila S. Blair
DOI : 10.70675/0560252fz455ez4157zaa3bz38da42fb72a7

Résumé

FR  |  
EN

La période ilkhanide (1256-1335) en Iran marque l’apogée de la production de céramique à décor de lustre métallique des ateliers de Kâshân (Iran central). L’architecture qui s’est développée sous le règne de cette dynastie mongole employait un large répertoire décoratif mobilisant ce procédé technique. Pourtant, ces carreaux ont été massivement retirés de leurs murs d’origine et ont emprunté des parcours individuels. Ils nous sont parvenus isolés ou en petits groupes, dispersés dans les collections publiques et privées du monde entier. Cet éparpillement a entrainé une décontextualisation qui a largement entamé notre connaissance de leurs formes, fonctions et significations initiales. Cette étude propose la reconstitution de neuf ensembles décoratifs lustrés qui ornaient l’architecture religieuse et funéraire de l’Iran ilkhanide. Ce travail de recomposition s’appuie sur des prospections menées dans les monuments concernés et sur la constitution d’une base de données des éléments lustrés existants. Ces deux types d’informations permettent un travail de recontextualisation de ces pièces de leur place au sein d’un programme décoratif global à celui d’élément isolé. Des thématiques majeures pour la période ilkhanide sont abordées à partir des preuves matérielles concrètes réunies et analysées. Ainsi, le cadre architectural originel de ces pièces permet d'identifier les typologies, les choix épigraphiques et la présence de certains motifs dans ces contextes architecturaux. Ces propositions livrent un matériel reconstitué inédit ainsi que des analyses et pistes de recherches initiatrices de perspectives autour de ces pièces.