Thèse soutenue

Evaluation de différentes matrices pour l'analyse de traces d'agents chimiques pour la preuve d'une exposition : contamination et stabilité dans les cheveux et les sols

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Auteur / Autrice : Clémentine Côte
Direction : Pierre DoumenqDenis JosseAnne Piram
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Chimie de l'Environnement
Date : Soutenance le 06/04/2021
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole doctorale Sciences de l'Environnement (Aix-en-Provence ; 1996-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire chimie et environnement (LCE) (Marseille)
Jury : Président / Présidente : Catherine Gonzales
Examinateurs / Examinatrices : Anne Piram, Arnaud Salvador, Alexandre Lacoste, Marie Spiandore
Rapporteurs / Rapporteuses : Aurore Vergnoux

Résumé

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Les agents chimiques de guerre restent une menace pour les populations civiles et les forces armées. Il est nécessaire de pouvoir disposer de matrices au niveau individuel permettant d’obtenir une preuve de leur utilisation. Notre travail s’est axé sur la capacité du cheveu à capter et à libérer des vapeurs d’agents organophosphorés, et nous nous sommes notamment intéressés à modéliser les mécanismes. Les expérimentations ont été réalisées avec des molécules modèles simulant le comportement des agents ciblés: le triéthylphosphate (TEP) et le diisopropylfluorophosphate (DFP) simulants des agents-G et le déméton-S-méthyle (DSM) simulant des agents-V. Les travaux menés ont montré des corrélations entre l’exposition (influence du temps et de la dose) et la concentration en contaminant détectée dans les cheveux. À la suite de l’exposition des cheveux en phase vapeur, ceux-ci ont été placés dans une atmosphère propre. Les résultats ont montré que la majorité des contaminants sorbés en surface se libère dans l’atmosphère et qu’une partie persiste au-delà de 120 heures. De plus, l’étude de deux sols contaminés a montré la persistance du DFP 96 heures après l’exposition. Pour relier ces données aux conditions opérationnelles de prélèvement, la stabilité d’échantillons de cheveux contaminés a été évaluée sur 18 mois. Les résultats ont permis d’émettre des recommandations quant à leur durée exploitable, allant de 2 mois dans des conditions dégradées à plus de 18 mois dans des conditions optimales. L’ensemble des résultats montre que le cheveu humain peut être utilisé comme échantillonneur passif d’une exposition et être un élément majeur dans la «filière de la preuve d'exposition».