Thèse soutenue

Implication du microbiote intestinal humain dans l‘évolution des hépatopathies métaboliques non liées à l’alcoolisme (NAFLD)

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Auteur / Autrice : Sebastian D. Burz
Direction : Philippe GérardHervé Blottière
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Soutenance le 06/03/2020
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Agriculture, alimentation, biologie, environnement, santé (Paris ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Microbiologie de l'Alimentation au Service de la Santé humaine (Jouy-en-Josas)
établissement de préparation de la thèse : AgroParisTech (France ; 2007-....)
Jury : Président / Présidente : François Blachier
Examinateurs / Examinatrices : François Blachier, Nathalie M. Delzenne, Jérôme Boursier, Annick Bernalier-Donadille
Rapporteurs / Rapporteuses : Nathalie M. Delzenne, Jérôme Boursier

Résumé

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Les hépatopathies métaboliques non liées à l'alcoolisme (NAFLD) regroupent un spectre de maladies hépatiques allant de la stéatose hépatique (NAFL), en passant par la fibrose (NASH), puis la cirrhose en l’absence de consommation d’alcool, d’infection virale ou d’autres causes identifiées, et parfois le développement d’un carcinome hépatocellulaire (CHC). Du fait de sa prévalence importante, allant jusqu’à un quart de la population générale européenne et de ses conséquences néfastes sur la santé des personnes qui en sont atteintes, les NAFLD représentent un problème de santé publique majeur.Cette maladie hépatique a été associée à des changements du microbiote intestinal (MI) et des voies métaboliques dans lesquelles ce microbiote est impliqué. Chez la souris, le MI contribue à l’exacerbation ou à la protection de cette maladie.L’objectif de la thèse est de déterminer si chez l’Homme, le MI contribue également à cette susceptibilité individuelle aux NAFLD observée chez la souris.Une procédure standardisée complète pour préparer, stocker et gérer les transplants fécaux humains a été développée et mise en place (Burz et al., 2019).Des souris exemptes d’organismes pathogènes spécifiques (EOPS), prétraitées avec un mélange d’antibiotiques, ont été colonisées avec les microbiotes dérivés d’un individu sain ou de patients à différents stades de la NAFLD. Ces souris ont ensuite été soumises à un régime riche en lipides et en fructose, afin d’explorer l’effet des microbiotes installés sur l’apparition et l’évolution de la NAFLD induite.Ce projet a notamment permis de démontrer à travers le transfert du microbiote fécale humain, et à consommation énergétique alimentaire constante, le transfert du surpoids. Le microbiote fécal humain NAFL, aggravant la stéatose hépatique chez la souris, mais atténuant l’inflammation hépatique et caecale.Cette thèse apporte un éclairage sur l'impact du microbiote intestinal dans la mise en place de la physiopathologie naturelle des NAFLD, notamment lors de la phase précoce de la maladie. Par ailleurs le projet a généré de la connaissance supplémentaire qui pourra être développée dans des projets ultérieurs afin d’établir des stratégies thérapeutiques ciblant le MI. Cet ensemble constitue un acquis important dans un domaine de recherche très compétitif qui génère un intérêt majeur de la part des industriels de l’agroalimentaires et des pharmaceutiques, et supporte ainsi le développement international des différents partenaires du projet.