« Saincte et précieuse difformité » : Laideur et esthétique chrétienne dans la littérature française de la première Renaissance (1500-1558)
| Auteur / Autrice : | Sofina Dembruk |
| Direction : | Olivier Millet, Daniele Maira |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature et civilisation française |
| Date : | Soutenance le 25/11/2020 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université en cotutelle avec Georg-August-Universität (Göttingen, Allemagne) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Centre d'étude de la langue et des littératures françaises (1998-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Sylvie Lefèvre |
| Examinateurs / Examinatrices : Tobias Brandenberger | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Véronique Ferrer, Karin Westerwelle | |
| DOI : | 10.70675/83c576cez9896z4420za55cz7425a8e560a9 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Ce travail pose la question du sens de la laideur dans une perspective d’esthétique chrétienne. Il se concentre sur les auteurs français de la première moitié du XVIe siècle, notamment sur les auteurs ''évangéliques''. Il s'agit d'un courant humaniste-chrétien qui se concentre sur les principes de l'Évangile et qui est également influencé par les écrits des Pères de l'Église, en particulier ceux d'Augustin et du Pseudo-Denys L’Areopagite. Même si ces intertextes chrétiens ne sont principalement de nature esthétique, des déclarations sur l'esthétique peuvent en être tirées. Nos investigations se situent donc à l'interface entre l'esthétique et la théologie et veulent interroger comment, dans une perspective chrétienne, le sens de la laideur peut changer. Ces empreintes théologiques ne se reflètent pas seulement dans la littérature sacrée, mais imprègnent également les œuvres profanes. Dans notre corpus de textes, nous considérons le recueil de nouvelles de Marguerite de Navarre, notamment L'Heptameron (1559) et une sélection de poèmes de Clément Marot (1496-1544). Nous aimerions montrer comment ces deux auteurs intègrent les principes esthétiques chrétiens dans leurs œuvres et comment cela peut conduire à une appréciation du laid dans une perspective chrétienne.