Traduire quelque chose qui n’existe pas. La création linguistique et la traduction des langues inventées dans la littérature

par Aina López Montagut

Thèse de doctorat en Études romanes espagnoles

Sous la direction de Monique Güell.

Le président du jury était Corinne Mencé-Caster.

Le jury était composé de Éric Beaumatin.

Les rapporteurs étaient Christian Lagarde, Montserrat Bacardí.


  • Résumé

    Le travail repose tout d’abord sur une analyse des langues inventées dans la société européenne de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ces langues dites auxiliaires, par opposition à celles que l’on appelle naturelles, ont des caractéristiques pouvant parfois les rapprocher alors que d’autres spécificités les différencient grandement. En outre, nous voyons comment ces systèmes ont été vendus à l’époque de leur création et le sont parfois encore de nos jours pour motiver à un apprentissage de la part de locuteurs de tous horizons. Nous passons ensuite à la création linguistique non plus dans le monde réel, mais dans la fiction des œuvres littéraires avec un large corpus plurilingue. En fonction des textes, les langues nouvelles introduites par les auteurs s’inspirent d’une façon plus ou moins conséquente des langues naturelles ou bien, au contraire, s’en éloignent, plongeant ainsi le lecteur dans un univers absolument étranger. Nous terminons enfin par une analyse de ce que représente la traduction des langues inventées employées dans la littérature, avec dans certains cas, la comparaison du travail de divers traducteurs. Alors que certains auteurs n’ont employé ces langues que dans de brefs passages ou pour un lexique particulier, d’autres ont donné à l’un des personnages ce mode d’expression tout au long de l’œuvre. Pour conclure notre étude, nous donnons des exemples de trois auteurs ayant joué avec les limites de leur langue d’écriture et de ce qu’ont pu apporter les traductions de ces mêmes textes.

  • Titre traduit

    Translating something that doesn’t exist. The linguistic creation and the translation of the invented languages in the literature


  • Résumé

    This work begins with the analysis of the invented languages in the European society starting from the second half of the XIXth century. Those auxiliary languages, as opposed to those named natural, have some characteristics which sometimes can assimilate or, in other cases, can differentiate those languages. Moreover, the analysis highlights how they were publicised at the time of their creation or in some cases as well as in these days, in order to motivate the learners, from different countries, to study those new languages. The analysis is then focused on the linguistic creation in the fiction of the literature with a large plurilinguistic corpus. Depending on the texts, some of the new languages take inspiration from real languages while some others differentiate from the real world languages, taking the reader into another universe. The last part of the analysis presents some cases of translations of the invented languages in literature, and for few of them the comparison of more than one version. Some authors concentrate the new language in specific parts of the text or for a special vocabulary whilst others assign this language to a character throughout all the text. The thesis ends with the presentation of three authors who play with the possibilities of their written language and shows what the results of the translations of those texts are.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Sorbonne Université. Bibliothèque des thèses électroniques.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.