Thèse soutenue

Reconstruire dans l’après-Fukushima : responsabiliser et vulnérabiliser par le risque

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Auteur / Autrice : Rina Kojima
Direction : Valérie November
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sociologie
Date : Soutenance le 04/11/2020
Etablissement(s) : Paris Est
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Ville, Transports et Territoires (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (Noisy-le-Grand, Seine-Saint-Denis)
Jury : Président / Présidente : Philippe Pelletier
Examinateurs / Examinatrices : Valérie November, Claudine Burton-Jeangros, Sophie Houdart, Paul Jobin, Sezin Topçu, Sandrine Revet
Rapporteurs / Rapporteuses : Claudine Burton-Jeangros, Sophie Houdart
DOI : 10.70675/0293fcc9z64d0z4a73zb15bzd7b5b908fe82

Résumé

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Cette thèse vise à revisiter le concept de reconstruction après la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011. En abordant la politique de reconstruction lancée par les autorités japonaises suite à cette catastrophe, malgré le risque sanitaire dû aux faibles doses des radiations persistant dans l’environnement, elle étudie les conséquences socio-culturelles de cette politique sur les personnes affectées, qui partent, restent ou retournent dans les territoires contaminés. Quelle reconstruction après cette catastrophe nucléaire ? Quelle reconstruction dans des territoires contaminés, pour des populations affectées par cette catastrophe et confrontées à ce risque sanitaire et environnemental sur le long terme ? Afin de répondre à ces questions, cette thèse analyse, en premier lieu, la catastrophe de Fukushima en trois phrases –avant, pendant et après l’événement –, et la gestion de cette catastrophe à deux niveaux – collectif et individuel. Elle examine également les controverses socio-techniques que suscite le risque dû aux faibles doses de radiations – risque inscrit sur un espace étendu et sur le temps long –, ce qui permet de saisir la complexité de cette situation « post-accidentelle » d’une société japonaise nucléarisée.En deuxième lieu, cette thèse étudie, de manière comparative, la catastrophe de Minamata due à une contamination au mercure depuis les années 1930. En analysant ces deux cas d’étude dans leurs différentes dimensions –l’incertitude, le risque et l’avènement de la catastrophe –, elle met en lumière le processus de reconstruction, voire de renaissance d’une société japonaise affectée, à plusieurs reprises, par des catastrophes d’origine techno-industrielle, effet-miroir du développement et de la modernisation de ce pays