Thèse soutenue

Amélioration des algorithmes de contretypage de teinte via l’intégration de connaissances expertes pour les peintures automobiles à effets

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Auteur / Autrice : Amélie Périssé
Direction : Dominique LafonBelkacem Otazaghine
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Chimie
Date : Soutenance le 28/01/2020
Etablissement(s) : Pau
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale sciences exactes et leurs applications (Pau, Pyrénées Atlantiques ; 1995-)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre des Matériaux des Mines d'Alès (Alès) - Durabilité des éco-Matériaux et Structures
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Dominique Lafon

Résumé

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Aujourd’hui, le marché de la peinture automobile est gouverné par une demande pour des couleurs profondes et vives avec effets. Dans le domaine de la peinture automobile, l’exigence est très haute car la couleur est associée à un signe de qualité. Dans une collision classique, différentes parties du véhicule peuvent être endommagées avec généralement une partie de la carrosserie qui est touchée. La partie endommagée doit être réparée, poncée et préparée avant d’être repeinte. Pour réduire les coûts, le carrossier doit préparer une peinture avec un bon contretypage de teinte, et ce aussi vite que possible. Il s’agit donc pour la formulation de la peinture de réparation de reproduire les effets, aussi bien colorés que texturés, à partir de pigments absorbants ou à effets (particules d’aluminium, de nacre …). Il est relativement simple de qualifier les effets colorés à partir des courbes de réflectance puis des coordonnées CIELab. Cependant, la définition de la texture engendrée par les particules à effets est assez complexe et n’est encore qu’à ses prémices, avec des paramètres qui souvent ne correspondant pas aux phénomènes réellement perçus par l’œil humain. Dans le cadre de ce travail de thèse, la mobilisation de connaissances expertes à travers différentes sessions de tri libre et de brainstorming a permis la mise en évidence de descripteurs de texture réellement perceptifs. De plus, la mise en place de métriques de texture conçues à partir de préconisations réellement perceptives, a rendu possible l’obtention de valeurs correspondant à un observateur moyen pour chacun de ces paramètres descripteurs. Ces paramètres ayant été élaborés à partir des observations d‘évaluateurs expérimentés. La transposition de ces vérités terrain en descripteurs physiques de texture a permis l’obtention d’une corrélation entre le perceptible et le mesurable. Dans la procédure développée, l’œil humain a été remplacé par un appareil photo numérique agissant en qualité d’intégrateur tristimulaire d’informations radiométriques. En essayant de reproduire les conditions d’observation lors de la phase d’acquisition d’images, il a été ainsi possible de caractériser les phénomènes de texture par analyse d’image et de les corréler aux valeurs de l’observateur moyen préalablement défini.