There is an alternative. Expériences de la pensée radicale et de l’agir pragmatique au Pays Basque Nord
| Auteur / Autrice : | Txomin Poveda |
| Direction : | Francis Jauréguiberry |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance le 21/12/2020 |
| Etablissement(s) : | Pau |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences sociales et humanités (Pau, Pyrénées Atlantiques) |
| DOI : | 10.70675/93873456z12d5z40f0z9ab9z893b019f9e0c |
Mots clés
Résumé
Depuis quelques années, nous assistons à la multiplication d’initiatives alternatives qui construisent « ici » et « maintenant » des solutions locales à des revendications citoyennes dans les interstices des démocraties libérales renvoyant ainsi dos à dos les discours décrétant la fin des engagements militants et la désormais célèbre formule de Margaret Thatcher « There is no alternative. ». Face aux blocages des formes de mobilisations politiques classiques, ce type d’expériences se développe partout dans le monde, et tout particulièrement au Pays Basque Nord où l’on constate un engouement significatif. Cette thèse vise ainsi à comprendre, à partir du cas du Pays Basque Nord, les raisons pour lesquelles des individus s’engagent dans la création d’organisations alternatives.L’enquête de terrain repose sur une intervention sociologique menée en trois phases comptant cinq groupes d’une dizaine de dirigeants et fondateurs d’organisations alternatives du territoire, réunis régulièrement tous les quinze jours durant trois à cinq mois, lors de séances d’une heure trente à plus de cinq heures. En complément, plusieurs entretiens d’approfondissement portent l’enquête de terrain à près de cent heures de collecte et mille pages de transcriptions. À partir de témoignages sur les expériences vécues, l’accompagnement des acteurs dans l’autoanalyse de leurs pratiques a permis de dégager des propositions explicatives modélisant des logiques d’actions transversales à la diversité organisationnelle, générationnelle et géographique des participants. Cette sociologie des pratiques militantes alternatives porte tout particulièrement sur la genèse des engagements, les représentations des formes de militantisme, la perception du champ des possibles, l’expérience du recours à la construction d’alternatives, mais aussi les dynamiques de normalisation que les organisations provoquent à mesure qu’elles produisent un mouvement social.