"Capter et retenir quelque chose de la vie" : Stanley Cavell, Cora Diamond, Martha Nussbaum et la littérature comme philosophie morale

par François de Montigny

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Isabelle Thomas-Fogiel.

Soutenue le 19-10-2020

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Philosophie (Paris) , en partenariat avec Centre d'histoire des philosophies modernes de la Sorbonne (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Laurent Jaffro.

Le jury était composé de Isabelle Thomas-Fogiel, Laurent Jaffro, Antonia Soulez, Elise Domenach.


  • Résumé

    La littérature peut-elle dire quelque chose en éthique qui échappe à la philosophie ? Si c’est le cas, doit-on considérer que certains textes littéraires font partie de la philosophie ? Nous nous intéresserons dans cette thèse aux réponses que proposent Stanley Cavell, Cora Diamond et Martha Nussbaum à ces questions. En critiquant la philosophie morale traditionnelle et en cherchant à défendre la pertinence morale de la littérature, ces trois philosophes américains développent des conceptions de la relation entre philosophie et littérature qui rapprochent les deux disciplines autour d’une tâche ou d’un travail commun. Nous tenterons de montrer que ces différentes conceptions, qui impliquent implicitement ou explicitement une redéfinition de la philosophie à partir d’un nouveau critère de reconnaissance, mènent à un affaiblissement de la distinction fondamentale entre philosophie et sophistique. En effet, les critères de reconnaissance de la philosophie proposés par Cavell, Diamond et Nussbaum sont soit trop partiaux et subjectifs pour permettre le maintien de cette distinction primordiale, soit trop restrictifs pour rendre compte de la diversité des visions du monde et des points de vue que l’on retrouve autant en littérature qu’en philosophie

  • Titre traduit

    "To Catch and Keep Something of Life" : Stanley Cavell, Cora Diamond, Martha Nussbaum and Litterature as Moral Philosophy


  • Résumé

    Can literature say something in ethics that philosophy cannot ? If so, should we consider some literary texts as philosophy ? In this thesis, we will study the answers that Stanley Cavell, Cora Diamond and Martha Nussbaum give to these questions. As they criticize traditional moral philosophy and defend literature’s moral relevance, these three American philosophers develop conceptions of the relationship between philosophy and literature that bring the two disciplines together on the basis of a common task or work. We will try to show that these different conceptions, which entail implicitly or explicitly a redefinition of philosophy based on a new criterion of recognition, lead to a weakening of the fundamental distinction between philosophy and sophistry. We will argue that the criterions of recognition put forward by Cavell, Diamond and Nussbaum are either too partial and subjective to allow the upholding of this primordial distinction, or too restrictive to reflect the diversity of moral visions and point of view in philosophy and in literature.


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