Thèse soutenue

Globalisation de l'écosystème sportif : les parties prenantes entre héritages politiques, régulations juridiques et enjeux économiques

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Auteur / Autrice : Amr Alem
Direction : Christophe Durand
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de gestion
Date : Soutenance le 24/11/2020
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Homme, sociétés, risques, territoire (Rouen)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de Caen Normandie (1971-....)
Laboratoire : Centre de recherche en économie et management (Rennes ; Caen ; 2004-....)
Jury : Président / Présidente : Mathieu Winand
Examinateurs / Examinatrices : Christophe Durand, Jean-Loup Chappelet, Gilles Paché, Wladimir Andreff, Barbara Evrard
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Loup Chappelet, Gilles Paché

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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Dès l’antiquité, les Cités grecques voyaient leurs héros, entre deux éditions des Jeux Olympiques, passer d’une ville à l’autre. Le début du XXème siècle, avec l’émergence du mouvement sportif, allait voir se poser des questions ponctuelles autour de la nationalité, comme l’un des éléments fondamentaux de la construction du système sportif. Des questions d’autant plus récurrentes, ces deux dernières décennies, dans le sillage d’une globalisation générale de l’économie mondiale et de la montée en puissance des enjeux politiques, juridiques et économiques autour du sport. Comment l’écosystème globalisé de ce dernier réinterroge-t-il le concept de nationalité ? Est-ce qu’il en confirme la propension à l’effacement, à l’instar d’autres secteurs marchands ? Afin d’en examiner les ressorts, cette thèse considère la nationalité comme étant à la fois une unité de mesure de la globalisation de l’écosystème sportif et l’une de ses ressources stratégiques. Chaque partie prenante tente de la capter à son profit, autour de deux fonctions principales : la représentativité des équipes nationales à travers les critères d’éligibilité retenus par les fédérations internationales ; la mise en place de quotas de joueurs étrangers dans les effectifs des clubs -notamment en vue de la protection de la formation locale- quoique largement battus en brèche par l’arrêt Bosman. À la faveur d’une méthodologie duale, quantitative et qualitative, cette question a été défrichée afin d’en étudier les héritages politiques, régulations juridiques et enjeux économiques qui en ont tracé les linéaments jusqu’aujourd’hui. Ainsi, la première partie de ce travail concerne le volet institutionnel à travers l’évolution du sport et la gouvernance de ses instances et des États sur cette question, tandis que la deuxième revient sur les stratégies de captation par les équipes nationales et les clubs de la valeur nationalité. Enfin, une lecture prospective de ce qui serait demain la relation sport-nationalité a été fournie, renforcée par une proposition originale de règlement soutenant la mise en place d’une nationalité sportive autonome et universelle.