L’atrésie ovocytaire chez les bivalves Cerastoderma edule (Linné, 1758) et Tapes philippinarum (Adams et Reeve, 1850)

par Daphné Chérel

Thèse de doctorat en Biologie de l'environnement, des populations et écologie

Sous la direction de Peter Gérard Beninger et de Gaël Le Pennec.

Soutenue le 19-10-2020

à Nantes , dans le cadre de École doctorale Sciences de la mer et du littoral (Plouzané) , en partenariat avec Mer, Molécules, Santé (Nantes) (laboratoire) .

Le président du jury était Laurent Barillé.

Le jury était composé de Claire Passarelli.


  • Résumé

    L’atrésie ovocytaire, une dégénérescence des ovocytes dans la gonade, est un phénomène commun chez les bivalves, mais très souvent négligé dans les études sur les cycles reproducteurs. La présente étude propose des critères de reconnaissance de l’astrésie ovocytaire, un compte rendu de son impact sur la fécondité de deux espèces exploitées la palourde japonaise Tapes philippinarum et la coque commune Cerastoderma edule ainsi qu’une réflexion sur son origine et son contexte évolutif et écologique. L’étude à été réalisée sur plusieurs années et sur plusieurs sites de la côte atlantique françaiseLa caractérisation de l’atrésie ovocytaire a été réalisée grâce à des outils de microscopieoptique (histologie et ovocytes in toto) et de microscopie électronique à transmission. La déformation puis la rupture de la membrane ovocytaire a été mis en évidence, associées à une dégradation/désorganisation des organites et de la chromatine.La quantification par stéréologie a montré que l’atrésie impactait environ la moitié du volume ovocytaire au cours de la gamétogenèse, la plupart étant émis et non résorbés par l’animal. Un lien fonctionnel entre la gangue ovocytaire muqueuse et l’atrésie a été établi chez la coque. L’atrésie pourrait avoir des cause endogènes, accentuées par des facteurs exogènes, typiques de stratégie reproductive dans les milieux changeants.

  • Titre traduit

    Oocyte atresia in the bivalves Cerastoderma edule and Tapes philippinarum


  • Résumé

    Oocyte atresia is a common, but very often neglected phenomenon of oocyte degeneration in reproductive studies of the Bivalvia. The present study proposed criteria for recognition of oocyte atresia, insights into its origins and evolutionary/ecological consequences, as well as an estimation of its impact on fecundity in two exploited species, the Manila clam Tapes philippinarum and the common cockle Cerastoderma edule. The study was carried out over several years, at several sites on the French Atlantic coast.The characterization of oocyte atresia was performed using optical microscopy (histology and whole mounts)and transmission electron microscopy tools.Deformation and subsequent rupture of the oocyte membrane were observed, associated with organelle and chromatin degradation/disorganization.Stereological quantification showed that atresia impacted approximately half of the total oocyte volume during the gametogenesis, most of which were emitted and not resorbed by the gonad. A functional link between the hypertrophied oocyte coat and atresia was established in cockles. Atresia could have endogenous causes, accentuated by exogenous factors, typical of a reproductive strategy in highly variable environments.


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