Thèse soutenue

Analyses psychosociales des processus d’orientation genrés vers et pendant la formation d’ingénieur·e·s.

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Auteur / Autrice : Marion Erouart
Direction : Philippe Sarnin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 16/12/2020
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Éducation, psychologie, information et communication (Lyon ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Groupe de recherche en psychologie sociétale (Lyon ; 2007-....)
établissement opérateur d'inscription : Université Lumière (Lyon ; 1969-....)
Laboratoire : Groupe de Recherche en Psychologie Sociale / GRePS
Jury : Président / Présidente : Christine Morin-Messabel
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Collet
Rapporteurs / Rapporteuses : Sandrine Croity-Belz, Jean-Philippe Gaudron

Résumé

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L’orientation scolaire et professionnelle est marquée par une division sexuée : les femmes et les hommes n’investissent pas les mêmes domaines professionnels (Vouillot, 2007). Cette problématique constitue un enjeu politique et social fort qui a donné lieu à des dispositifs incitatifs, mais aussi à des recherches. Des travaux en sciences de l'éducation ont ainsi mis en évidence l'influence de variables sociodémographiques (p. ex. sexe, milieu social, etc.) sur les choix d'orientation. Au delà de ces éléments sociologiques classiquement étudiés, cette thèse se propose d'aborder les processus psychosociaux (p. ex. enjeux représentationnels, perspective temporelle, etc.) à l'œuvre dans le champ de l'orientation scolaire. Une première phase de ce travail interroge, à travers des questionnaires, l’orientation vers le supérieur auprès de lycéen·ne·s, en ciblant notamment l’auto-évaluation de leur niveau scolaire. La deuxième partie de ce travail se place dans le cadre d’une formation en ingénierie. Ce domaine compte désormais un tiers de femmes dans ses effectifs, mais il est encore fortement marqué par son histoire au masculin (Marry, 1989). L'Institut National des Sciences Appliquées (INSA) Lyon se démarque des autres formations d'ingénieur·e·s par une volonté institutionnalisée de travailler et d'agir en faveur d'une diversité de la population estudiantine, à travers, notamment, l'existence d'un service spécifique (l'Institut Gaston Berger). Cependant, à l’image de la structure de la profession, la spécialisation des élèves en troisième année apparait différenciée en fonction du sexe. Nous avons conduit des études dans une approche longitudinale auprès des étudiant·e·s de l’INSA. Ce sont plus spécifiquement les représentations sociales (Moscovici, 1961) de la profession, le rapport à la formation et la perspective temporelle (Lewin, 1942) qui ont été interrogés à travers des questionnaires, des entretiens semi-directifs et l’analyse d’une revue étudiante. Cette recherche met en évidence la force du rôle social de sexe dans les processus décisionnels et le vécu des élèves. Si ces éléments de différenciation existent avant et en dehors du champ scolaire investigué, des pistes d’action, notamment d’ordre communicationnel, peuvent être proposées.