Thèse soutenue

Dynamique des nageurs interfaciaux

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Auteur / Autrice : Dolachai Boniface
Direction : Cécile Cottin-BizonneChristophe YbertFrançois Detcheverry
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physique
Date : Soutenance le 08/10/2020
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de Physique et Astrophysique de Lyon (Lyon ; 1991-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscritpion : Université Claude Bernard (Lyon ; 1971-....)
Laboratoire : Institut Lumière Matière
Jury : Président / Présidente : Thierry Biben
Examinateurs / Examinatrices : Cécile Cottin-Bizonne, Christophe Ybert, François Detcheverry, Thomas Bickel, Laurence Gorre-Talini, Isabelle Cantat, Sébastien Michelin
Rapporteurs / Rapporteuses : Thomas Bickel, Laurence Gorre-Talini

Résumé

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Les objets autopropulsés, capables de se mouvoir en exploitant une source d'énergie embarquée ou présente dans leur milieu, sont courants dans notre environnement de par les machines mécaniques ou même les êtres vivants qui le peuplent. Pourtant, des problématiques médicales telle que la délivrance contrôlée de médicaments, ou liées à la matière active, telle que la structuration ou l'organisation spontanée d'objets à différentes échelles, ont amené une intense activité sur l'élaboration de nouvelles stratégies permettant l'auto-propulsion d'objets de taille variées. Parmi ces stratégies, cette thèse s'intéresse à une classe spécifique que sont les nageurs interfaciaux. Le terme “nageur” renvoie ici au milieu fluide dans lequel évolue le mobile, et plus exactement à l'interface entre deux fluides comme souligné par le terme “interfacial”. Cette interface est caractérisée par une énergie surfacique, la tension de surface, qui peut aussi être considérée comme une force linéaire. Pour se propulser les nageurs interfaciaux génèrent un gradient de tension de surface par libération d'une espèce chimique, le tensioactif, ou de chaleur. Le cas classique étant un nageur se propulsant à l'interface eau-air en relarguant un tensioactif. Paradoxalement, bien que cette forme de propulsion ait été identifiée en 1686, au même siècle que la machine à vapeur, ses caractéristiques n'en restent pas moins partiellement comprises quantitativement mais aussi qualitativement. Ainsi la simple prédiction du comportement d'un objet en fonction de ses caractéristiques - de forme par exemple - reste très partielle. Obtiendra-t-on un mouvement ? Sera-t-il essentiellement translationnel ou rotationnel ? Dans quelle direction ?Ce sont ces questions simples que cette thèse a tenté d'aborder en considérant la dynamique d'un objet parfaitement symétrique : un disque. Pour ce faire, nous avons développé une approche complète du problème en combinant des considérations aussi bien expérimentales que théoriques et même numériques via l'élaboration de modèles-jouets et l'implémentation de simulations