Thèse soutenue

Les FabLabs, un réseau mondial et en croissance d’organisations collaboratives : une analyse des modes de coordination intra et inter-organisationnels

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Auteur / Autrice : Constance Garnier
Direction : Valérie FernandezGilles Puel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de gestion
Date : Soutenance le 12/10/2020
Etablissement(s) : Institut polytechnique de Paris
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'Institut polytechnique de Paris
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscription : Télécom Paris (Palaiseau, Essonne ; 1878-....)
Laboratoire : Institut interdisciplinaire de l'innovation (Paris)
Jury : Président / Présidente : Bérangère L. Szostak
Examinateurs / Examinatrices : Valérie Fernandez, Gilles Puel, Ignasi Capdevila, Patrick Cohendet, Thomas Houy
Rapporteurs / Rapporteuses : Bérangère L. Szostak, Ignasi Capdevila

Résumé

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Cette thèse contribue à la compréhension du phénomène organisationnel des FabLabs, ces organisations qui visent à démocratiser la fabrication numérique personnelle et à favoriser le partage de connaissances. Pour cela, nous nous intéressons aux modes de coordination ayant émergé dans ce réseau mondial d’organisations collaboratives locales dont le nombre a crû de façon rapide et continue depuis 2005. Ce travail étudie à la fois le niveau intra-organisationnel (un FabLab comme organisation) et celui inter-organisationnel (le réseau des FabLabs dans son ensemble). Il prend appui sur la littérature relative aux modes de coordination dans les communautés de connaissance et particulièrement dans les communautés de pratiques, dans le cadre de la gestion collective de biens communs, ainsi que dans les réseaux inter-organisationnels. Nous avons adopté une démarche compréhensive fondée sur une posture d’observation participante. Au travers de trois études de cas (une sur le FabLab Artilect et deux sur le Réseau mondial des FabLabs), cette thèse apporte des éclairages sur les modes de coordination dans et entre les FabLabs, et propose deux principales contributions. Nous montrons que les principes partagés dans un réseau collaboratif peuvent être structurants de configurations organisationnelles, par ailleurs diverses. De plus, nous mettons en évidence que, dans le contexte observé, deux processus de fragmentation structurelle apparaissent tant au niveau intra qu’inter-organisationnel. Le premier processus s’opère selon une logique core-periphery. Le second se traduit par la formation de sous-groupes de proximité thématiques et, dans certains cas, géographiques. Nos travaux suggèrent que ces processus peuvent favoriser la préservation de dynamiques collaboratives, malgré la croissance de l’organisation, lorsque des « membres passerelles » se situent dans le core et dans chacun des sous-groupes.