Thèse soutenue

Vers une exploration complète de la population des planètes géantes dans les systèmes planétaires extra solaires

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Auteur / Autrice : Antoine Grandjean
Direction : Anne-Marie Lagrange
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Astrophysique et milieux dilues
Date : Soutenance le 14/12/2020
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale physique (Grenoble, Isère, France ; 1991-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble (Isère, France ; 2011-....)
Jury : Président / Présidente : Thierry Forveille
Examinateurs / Examinatrices : Raffaele Gratton, Pierre Kervella, Beth Biller, Brendan Bowler, Isabelle Boisse, Nadège Meunier
Rapporteurs / Rapporteuses : Raffaele Gratton, Pierre Kervella
DOI : 10.70675/07caa88czfe40z4bf5zaa6bzd68f83c7ea8d

Résumé

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Les plus de 4000 exoplanètes connues à ce jour, ont permis d'apporter des contraintes sur les modèles théoriques de formation, de migration et d'évolution dynamique de ces dernières.Cependant, ces contraintes sont particulièrement limitées aux jeunes âges, par manque d'objets connus.Une étude des exoplanètes juste après leur formation et pour toutes les séparations est nécessaire pour poser des contraintes sur ces modèles. Les planètes géantes sont importantes dans cette étude, car celles-ci dominent dynamiquement leurs systèmes et dominent donc la formation de ces derniers.Le but de ma thèse a été de préparer cette étude exhaustive des planètes géantes juste après leur formation et pour toutes les séparations.Pour cela j'ai combiné trois techniques complémentaires dans les séparations et les paramètres des planètes qu'elles contraignent : la méthode des vitesses radiales, la méthode d'imagerie directe et la méthode d'astrométrie absolue. J'ai ainsi caractérisé la population des planètes jeunes de l'échelle individuelle à l'échelle statistique.J'ai d'abord effectué une analyse statistique de 177 étoiles jeunes, à partir de trois surveys en vitesses radiales menés avec l'instrument HARPS du 3.6m de l'observatoire de La Silla au Chili et l'instrument SOPHIE du 1.93m de l'observatoire de Haute-Provence en France.J'en ai déduit le taux d'occurrence des planètes géantes jeunes pour les périodes inférieures à 1000 jours.Ensuite, j'ai effectué l'analyse dynamique de plusieurs systèmes en combinant vitesses radiales, imagerie directe et astrométrie d'Hipparcos et Gaia. Pour effectuer ces analyses, j'ai élaboré un code d'analyse bayésienne, basé sur un MCMC, combinant les données de ces trois techniques. Ces analyses m'ont permis de contraindre la masse dynamique des compagnons de certains de ces systèmes, permettant ainsi de tester les modèles d'évolutions utilisés en imagerie directe.Enfin, j'ai participé à l'amélioration de l'outil MESS II, qui estime des limites de détection combinant vitesses radiales et imagerie directe, afin qu'il prenne en compte les données d'Hipparcos et Gaia. Cela permettra d'obtenir de meilleures limites de détection aux séparations intermédiaires (2-5 au).