Thèse soutenue

Voteriez-vous pour elles ? : Identité de genre, stéréotypes et représentations sociales des leaders féminins dans la vie politique française

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Auteur / Autrice : Julien Ailloud
Direction : Élisabeth Doutre
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie du travail et ergonomie
Date : Soutenance le 16/01/2020
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire (Grenoble ; 2001-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire interuniversitaire de psychologie - Personnalité, cognition et changement social (Grenoble, Isère, France ; Chambéry, Savoie, France ; 2005-...)
Jury : Président / Présidente : Annique Smeding
Examinateurs / Examinatrices : Sandrine Lévêque, Fabrice Gabarrot
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Sarnin, Sandrine Lévêque
DOI : 10.70675/75090d75zc348z48b3za193z2f64eaa4b9b6

Résumé

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Cette thèse démontre que les femmes politiques sont pénalisées en raison de leur genre : de ce fait, il leur en sera plus demandé qu’aux hommes politiques pour être un leader désirable. Les ressorts des caractéristiques attribuées à différentes femmes politiques ont été explorés en lien avec leur acceptation par les citoyens. Cette analyse du paysage politique a permis de réaliser la prédiction des intentions de vote pour les candidates, tout en expliquant ces intentions par la vision qu'ont les citoyens des femmes politiques en question : nous l’avons théorisé sous le terme de psychologie électorale.Après les avoir sélectionnées, nous avons proposé, aux participants en situation de voter, d’évaluer l’identité de genre et les stéréotypes associés à Marine Le Pen (Étude 1) – ainsi que les représentations sociales la concernant (Étude 2) – , puis à Cécile Duflot, Najat Vallaud-Belkacem et Nathalie Kosciusko-Morizet (Étude 3), à la femme politique idéale et à l’homme politique idéal (Étude 4), et nous avons enfin recueilli les représentations sociales de ces deux derniers leaders politiques (Étude 5).Les résultats nous ont permis de mettre en avant un fort favoritisme endogroupe basé sur l’appartenance politique, un sexisme à l’encontre des femmes politiques ainsi que des différences de représentations entre la femme politique idéale et l’homme politique idéal basées sur la seule différence de genre.Ces résultats nous ont amené à penser que les hommes politiques disposent d’un avantage comparatif du simple fait de leur identité de genre. Nous avons développé par la suite les bases d’une psychologie électorale qui met en avant les raisons pour lesquelles les citoyens votent ou ne votent pas pour les leaders politiques.