La reconstruction de la mémoire au féminin : étude du rapport histoire / fiction dans les oeuvres d'Assia Djebar et de Léonora Miano : approche postcoloniale
| Auteur / Autrice : | Anouchka Stevellia Moussavou Nyama |
| Direction : | Catherine Mazauric |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature générale et comparée |
| Date : | Soutenance le 06/07/2020 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Langues, Lettres et Arts (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre interdisciplinaire d'étude des littératures (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône) |
| Jury : | Président / Présidente : Mounira Chatti |
| Examinateurs / Examinatrices : Cheryl Toman, Alexis Nuselovici | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sylvère Mbondobari | |
| DOI : | 10.70675/45ce6259z2643z4cf1z83aazed9180aeb913 |
Mots clés
Résumé
Quel travail le/la colonisé.e doit mener sur le passé s’il/elle souhaite que celui-ci cesse de le/la maintenir figé.e sur le moment de la chute ? La fictionnalisation de l’histoire ne pourrait-elle pas faciliter la compréhension et la réconciliation avec ce passé trouble pour enfin réussir à habiter son présent et construire « l’afro-prospection » ? C’est à ces questions que tente de répondre notre étude en interrogeant la réécriture de la mémoire à partir d’une perspective féminine dans une analyse comparée des œuvres d’Assia Djebar et de Léonora Miano. Si à première vue ces deux écrivaines ne semblent ne rien avoir en commun, un regard attentif sur leurs œuvres permet de trouver rapidement quelques éléments de proximité. Hormis le fait d’être toutes les deux originaires de territoires qui ont subi plusieurs formes de violences (coloniales, guerres ou arrachements forcés notamment par les razzias négrières), ce qui nous interpelle surtout c’est leur attachement quasi excessif à ce passé qui revient comme une « hantise pulsionnelle » dans leurs textes.