Thèse soutenue

Albert Camus et la réception de Nietzsche en France de 1877 à 1960

FR  |  
EN  |  
IT
Auteur / Autrice : Erminio Maglione
Direction : Catherine DouzouAndrea Tagliapietra
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Lettres et Arts
Date : Soutenance le 12/12/2019
Etablissement(s) : Tours en cotutelle avec Università’ Vita-Salute San Raffaele (Milano)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Humanités et Langues (Centre-Val de Loire ; 2018-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Interactions culturelles et discursives (Tours)
Jury : Président / Présidente : Giovanni Bonacina
Examinateurs / Examinatrices : Christine Dupouy, Bruno Blanckeman, Sebastiano Ghisu
Rapporteurs / Rapporteuses : Guido Giglioni, Attilio Scuderi

Résumé

FR  |  
EN

Ce travail de recherche propose une analyse de la réception de Nietzsche en France de 1877 à 1960, à partir de la première traduction du philosophe allemand jusqu’à la mort d’un de ses interprètes les plus originales, Albert Camus (1913-1960). La période étudiée est celle qui prépare l’avènement de la « Nietzsche Renaissance » des années 1960 et qui contribuera à focaliser l’attention sur le Nietzsche anti-dialectique. Sur le plan méthodologique l’analyse s’appuiera sur les approches de l’histoire des idées, de la philosophie de la culture et de l’histoire de la philosophie, en s’arrêtant sur ce qui nous est apparu comme les lignes dominantes de l’interprétation française de Nietzsche. L’articulation de la matière est structurée en trois principales sections historico-culturelles. La première enquête sur les rapports de Nietzsche avec la modernité française ( Descartes, Pascal, Montaigne) dans le but de prouver l’influence de la deuxième sur le premier et comment, une telle proximité ait été à la base de son accueil chaleureux. La deuxième retrace les principales étapes de la réception de Nietzsche de 1877 à 1960. La troisième s’arrête sur la lecture de Camus et de ses éléments originaux. Deux appendices : une traduction en italien d’un texte juvénil de Camus, l’Essai sur la musique, témoignage de ses lectures Nietzschéennes précoces, et une liste chronologique des traductions du penseur allemand de 1877 à 1960.