Thèse soutenue

Rapports de pouvoir dans l’activité minière, entre modèle néo-extractiviste et variations territoriales : le cas des provinces de Jujuy, San Juan et Mendoza en Argentine

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Auteur / Autrice : Mathilde Denoël
Direction : François TaulelleMartine Guibert
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie
Date : Soutenance le 12/07/2019
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire interdisciplinaire Solidarités, sociétés, territoires (Toulouse)
Jury : Président / Présidente : Carmen Salazar-Soler
Examinateurs / Examinatrices : François Taulelle, Martine Guibert, Michel Deshaies, Philippe Subra, Lucrecia Soledad Wagner, Marie Forget
Rapporteurs / Rapporteuses : Michel Deshaies, Philippe Subra

Résumé

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En Argentine, l’activité minière métallifère de grande envergure s’est implantée dans les années 1990, à la suite des recommandations des institutions internationales et sous l’égide du gouvernement néolibéral de Carlos Menem. C’est le début de l’extractivisme, qui favorise l’expansion de la logique capitaliste d’accumulation par dépossession dans de nouvelles provinces, désormais gestionnaires de leurs ressources. Avec l’arrivée d’un gouvernement progressiste au début des années 2000, le déploiement du secteur ne ralentit pas et devient politique d’État. C’est le passage au néo-extractivisme, qui s’accompagne d’une importante multiplication des instances et de la mise en place d’un dispositif de consensus visant à légitimer, naturaliser et institutionnaliser l’activité, de plus en plus décriée, dans les territoires.Dans ce contexte, cette recherche questionne les conditions de l’adaptation locale d’un modèle globalisé. Quelles interdépendances, quels rapports de pouvoir existent entre les acteurs partisans du secteur et les territoires locaux ? Quel rôle jouent les élites locales dans l’hybridation des logiques public-privé que sous-tend le néo-extractivisme ? Comment les représentations qui forment les territoires évoluent-elles face à cette activité qui porte une définition hégémonique de la « ressource » ? Pour répondre à ces interrogations, une approche qualitative et pluridisciplinaire ainsi qu’un dispositif multisitué, polymorphe et multimodal ont été adoptés. Cette triangulation méthodologique a été pensée afin de confronter les discours et les pratiques des acteurs du secteur à l’échelle infranationale et de dégager les variations territoriales d’un modèle globalisé. Face à l’implantation d’une activité gourmande en « produits de la nature », nous invitons ainsi le lecteur à considérer le poids du local dans les relations de pouvoir multiscalaires et hybrides déployées par les acteurs de l’activité minière métallifère de grande envergure.