Thèse soutenue

Modèle intégratif du bien-être au travail : le cas des universitaires français

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Marion Inigo
Direction : Éric Raufaste
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 21/06/2019
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Cognition, langues, langage, ergonomie (Toulouse ; 2006-....)
Jury : Président / Présidente : Maria Teresa Muñoz Sastre
Examinateurs / Examinatrices : Éric Raufaste, Cécile Van De Leemput, Fabien Fenouillet, Nadine Cascino, Michaël Dambrun, Vincent Grosjean
Rapporteurs / Rapporteuses : Cécile Van De Leemput, Fabien Fenouillet

Résumé

FR  |  
EN

Le bien-être au travail des universitaires a été étudié en prenant en compte l’influence de la motivation, de l’implication et des impacts (i.e., positifs ou négatifs) de la vie au travail avec la privée. Une échelle d’évaluation du bien-être en quatre dimensions a été créée : la satisfaction, le sens, la paix intérieure et l’harmonie. Nous avons exploré l'influence de la contextualisation sur le bien-être, et la paix intérieure serait peu influencée, contrairement aux autres éléments. Tous les facteurs de l'échelle de bien-être sont prédits par la croissance (i.e., quand une personne considère qu'elle se développe dans le temps, de manière adaptée) et les conflits de la vie privée sur le travail. Les influences positives de la vie privée sur le travail, et négatives du travail sur la vie privée, impactent la satisfaction, l'harmonie et la paix intérieure. Nous avons créé un inventaire de sept motivations : Contribution au Progrès par la Recherche ; (2) Travail d'équipe dans l'Enseignement ; (3) Estime de soi dans l'Enseignement ; (4) Autonomie dans les Activités de Recherche ; (5) Relations Positives avec les Étudiants ; (6) Autonomie dans l'Enseignement ; et (7) Collaboration. Cinq (i.e., 1, 2, 4, 5,7) sont positivement corrélées à des motivations autonomes de la théorie de l'autodétermination. Cette échelle permettrait de prédire le bien-être, les impacts vie travail-vie privée, et l’adoption d’un profil d’implication. Les universitaires ont des implications variables dans les activités de travail (i.e., dans la recherche, l’enseignement ou les activités collectives). Nous avons pu mettre en évidence que certains s’impliquent de manière équilibrée dans les trois activités, alors que d’autres en privilégient ou négligent une. Nous proposons à la communauté un inventaire de motivations académiques et une échelle de bien-être, qui pourraient être utilisées par les professionnels s’intéressant à ces problématiques.