Thèse soutenue

Les conséquences et le soutien psychologique après une perte périnatale : étude longitudinale mixte de dix-huit mois menée auprès de vingt-neuf parents endeuillés

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Auteur / Autrice : Livia Sani
Direction : Marie-Frédérique Bacqué
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychopathologie clinique
Date : Soutenance le 02/12/2019
Etablissement(s) : Strasbourg
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes (Strasbourg ; 2009-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Subjectivité, lien social et modernité (Strasbourg ; 1999-...)
Jury : Président / Présidente : Emmanuelle Zech
Examinateurs / Examinatrices : Claire Metz
Rapporteurs / Rapporteuses : Emmanuelle Zech, Joanne Cacciatore

Résumé

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Cette recherche vise à évaluer le risque de développement d’un trouble du deuil compliqué et l’apport d’un soutien psychologique (personnel, de groupe et sur internet) à la suite d’une perte périnatale. 29 parents français ont été rencontrés au total cinq fois : une première fois, puis 3, 6, 12 et 18 mois après la première réunion. Une méthodologie mixte a été utilisée, s'appuyant sur des entretiens qualitatifs (évalués avec l'Interpretative Phenomanological Analysis et le programme Alceste) et à l’aide de deux questionnaires (l'Inventory of Complicated Grief et le General Health Questionnaire-28).21 femmes (72%) et 8 hommes (28%) sont les parents rencontrés avec une moyenne d’âge de 31,4 ans. Le délai maximal entre le décès de l’enfant et la première réunion était d’environ 10 mois, le délai minimum était quant à lui de 22 jours. 44% des décès étaient dus à des problèmes médicaux et 35% à une interruption médicale de grossesse. Seulement 22% des enfants étaient mort-nés (maximum 96 jours) et 79% étaient décédés in utero.Notre recherche a confirmé que la perte périnatale est un événement difficile et risqué pour les parents. Ce n’est que 18 mois après la perte de l’enfant que les parents ont rejoint le niveau du deuil non compliqué. La participation à des groupes de parole s’est révélée utile, tandis que les groupes sur internet peuvent mener au développement de troubles psychopathologiques. Le rôle social et les contraintes culturelles liées au genre influencent la façon dont s’exprime le chagrin des parents. Au niveau du soutien émotionnel, la proximité et l’aide du partenaire et de la famille sont très importantes. Se souvenir et commémorer l'enfant malgré le temps qui passe et les grossesses ultérieures est fondamental pour aller de l’avant.