Thèse soutenue

Croissance et système des IGFs (insulin-like growth factors) : l’apport physiopathologique des maladies soumises à empreinte parentale

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Auteur / Autrice : Eloïse Giabicani
Direction : Irène Netchine
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physiologie, physiopathologie et thérapeutique
Date : Soutenance le 01/07/2019
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Physiologie, Physiopathologie et Thérapeutique (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de recherche Saint-Antoine (Paris ; 2009-....)
Jury : Président / Présidente : Béatrice Dubern
Examinateurs / Examinatrices : Pascale Chavatte-Palmer, Julie Demars, Agnès Linglart
Rapporteurs / Rapporteuses : Juliane Léger, Jean-Marc Ricort
DOI : 10.70675/5dabbdcaz35e6z4f29z8205zd62886d0bb86

Résumé

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La croissance fœtale est sous la dépendance de nombreux facteurs environnementaux, génétiques et hormonaux dont les interactions vont en conditionner le bon déroulement. Le système des insulin-like growth factors (IGFs) joue un rôle prépondérant, à l’interface de ces différents facteurs, pour assurer une bonne croissance fœtale. Dans ce travail, nous nous sommes intéressés aux différents acteurs du système des IGFs dans des pathologies de la croissance fœtale. Dans une approche clinique et expérimentale, nous avons décrit les conséquences fonctionnelles d’anomalies génétiques ou épigénétiques intéressant IGF-I, IGF-II et leur récepteur commun IGF1R. Ainsi, nous avons mis au point un test fonctionnel permettant d’apprécier l’activité in vitro d’IGF1R chez les patients présentant une restriction de croissance fœtale et postnatale. Nous avons également documenté la biodisponibilité d’IGF-I chez des patients présentant un syndrome de Silver-Russell, qui est une pathologie liée à l’empreinte parentale responsable d’une restriction de croissance à début ante-natal. Enfin, nous avons caractérisé le chevauchement clinique et moléculaire entre les patients présentant un SRS ou un syndrome de Temple (autre pathologie liée à l’empreinte parentale), confirmant le rôle prépondérant du défaut d’expression d’IGF2 dans ces deux syndromes. Ces résultats confirment un fonctionnement des gènes soumis à empreinte en réseau et le rôle majeur du système des IGFs dans la croissance fœtale, particulièrement altérée en cas de pathologie intéressant ces gènes soumis à empreinte parentale.