Thèse soutenue

Édition critique et commentaires du Roman de Buscalus (XVème siècle)

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Auteur / Autrice : Marjorie Mourey
Direction : Gilles RoussineauMarion Vuagnoux-Uhlig
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langue française
Date : Soutenance le 08/11/2019
Etablissement(s) : Sorbonne université en cotutelle avec Université de Fribourg (Fribourg, Suisse)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Sens, texte, informatique, histoire (Paris)
Jury : Président / Présidente : Jean-Claude Mühlethaler
Examinateurs / Examinatrices : Géraldine Veysseyre
Rapporteurs / Rapporteuses : Mattia Cavagna, Richard Trachsler

Résumé

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Foisonnant récit en prose écrit vers le milieu du XVe siècle, le Roman de Buscalus mêle des aventures fictives à une trame considérée comme historique au Moyen Âge. Les exploits de Buscalus et de sa lignée y sont narrés, et la ville de Tournai, dont les protagonistes sont originaires, y est célébrée. Le présent travail propose une édition critique de la première partie de ce roman inédit. Le texte critique est basé sur un manuscrit unique, le BNF, fr. 9343. Un apparat composé notamment d’un glossaire et de plusieurs index l’accompagne, ainsi qu’une analyse dans laquelle le texte est successivement abordé sous l’angle de l’ecdotique, de la linguistique et de la littérature. Dédié au duc de Bourgogne Philippe le Bon, copié et illuminé dans l’atelier du Maître de Wavrin, le Roman Buscalus a jusqu’à présent été considéré comme anonyme. L’analyse s’attache à proposer une attribution en relevant un faisceau d’indices qui désigne comme auteur le clerc Jean Wauquelin, écrivain du duc. Le surnaturel, qui peut être considéré comme le trait le plus saillant du roman du point de vue littéraire, est également étudié. La manière dont le registre est traité ouvre une fenêtre sur les opinions de l’auteur. En contant l’établissement par un diable d’une école de magie, un voyage dans les régions infernales et l’intervention guerrière d’une Mesnie Hellequin, l’auteur fait montre d’une attitude ambivalente. Il approche le surnaturel de manière joyeuse, comme un outil narratif permettant d’élaborer des histoires extraordinaires, tout en affichant en parallèle sa réprobation vis-à-vis de l’usage de la magie noire et du commerce avec les démons.