Thèse soutenue

L’erreur errante. La forme-philosophie entre pensée des techniques et logique du vivant

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Auteur / Autrice : Daniele Poccia
Direction : Dominique PradelleMario Castellana
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 31/05/2019
Etablissement(s) : Sorbonne université en cotutelle avec Università del Salento
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Métaphysique, histoires, transformations, actualité (Paris)
Jury : Président / Présidente : Rocco Ronchi
Examinateurs / Examinatrices : Pierre Montebello
Rapporteurs / Rapporteuses : Elena Gagliasso, Liborio Dibattista

Résumé

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Poser la question de l’erreur implique de soulever une demande sur le statut de la philosophie, pratique finalisée, en tant que « science de la vérité » (d’après Aristote), à débusquer la possibilité dans laquelle l’erreur consiste à part entière. Corrélativement, cela équivaut à envisager le rapport entre machine et organisme, étant donné que l’erreur apparaît en fonction d’une anticipation de l’expérience (ou de sa reconsidération rétrospective) qui a partie liée avec un quelque genre d’acte créatif, vital ou artificiel. Georges Canguilhem et Raymond Ruyer ont ressentis avec force cet entrelacement, en problématisant, d’un côté, l’idée positiviste selon laquelle la technique dérive toujours d’une application du savoir scientifique et, de l’autre côté, la conception qui oppose vie et artifice. En essayant, donc, d’établir et de montrer la liaison entre ces trois domaines, la thèse parcourt l’œuvre de ces deux penseurs et illustre la manière dont l’erreur bouleverse une fois pour toutes chaque cadre ontologique fixe. La considération d’autres perspectives (Gilles Deleuze et Félix Guattari, Jean Cavaillès et l’inconnu Louis Weber) nous introduit, ensuite, à l’exigence de se référer, pour éclaircir les questions ontologiques et gnoséologiques, à la discursivité scientifique et aux logiques plurielles qu’elle déploie. Une pensée plurielle des techniques, fondée dans l’autonomie du geste et sur l’imprévisibilité de ses conséquences, devrait se rejoindre ainsi à une logique du vivant qui ne fait qu’une avec la logique – la forme – du discours philosophique. L’erreur opèrerait à l’instar d’un dispositif onto-poïétique qui requiert, néanmoins, de reconnaître une seule, véritable réalité : la recherche.