Thèse soutenue

L’alternance codique wolof-arabe au Sénégal : approche sociolinguistique

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Auteur / Autrice : Cheikh tidiane Ndiaye
Direction : Élisabeth VauthierAbdelfattah Nissabouri
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langues, Littératures et Civilisations Arabes
Date : Soutenance le 14/12/2019
Etablissement(s) : Rennes 2 en cotutelle avec Université Cheikh Anta Diop (Dakar)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes)
Partenaire(s) de recherche : COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019)
Laboratoire : Équipes de Recherches Interlangues : Mémoires- Identités- Territoires / ERIMIT
Jury : Président / Présidente : Miloud Gharrafi
Examinateurs / Examinatrices : Amadou Tidiany Diallo, Zhor Houti, Jospeh Jean François Nunez
Rapporteurs / Rapporteuses : Abdellatif Najib, Stéphane Robert

Mots clés

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Résumé

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L’objet de cette étude est de cerner l’ensemble des faits linguistiques et extralinguistiques qui favorisent l’alternance codique wolof-arabe au Sénégal. Étant à l’origine de l’emprunt et de l’alternance codique, le contact des langues a toujours favorisé le bilinguisme ou le plurilinguisme dans une zone géographique donnée. La rencontre de langues et de cultures différentes n’a jamais été le produit du hasard ; elle est le fruit de différents phénomènes historiques. Au Sénégal, le contact du wolof et de l’arabe découle de l’expansion de l’Islam. C’est l’historique que nous abordons avant le troisième chapitre de ce travail dont le but est de montrer, par la suite, qu’au Sénégal, il y a des locuteurs wolophones qui procèdent à l’alternance des codes linguistiques (wolof-arabe) dans leurs discours. Le souci de démontrer l’existence de ce phénomène sociolinguistique, nous a conduit à effectuer un travail de terrain à travers des enquêtes et des enregistrements de locuteurs sénégalais. L’ensemble des discours enregistrés nous a amené à découvrir que le plurilinguisme au Sénégal est un facteur qui permet à certains individus privilégiés, de procéder intelligemment à l’alternance codique wolof-arabe dont nous avons linguistiquement décrit les modes et analysé les procédés. Ils alternent le wolof et l’arabe dans un même énoncé pour plusieurs raisons que nous avons répertoriées; en fonction des interlocuteurs ou du public auquel leurs discours sont destinés.