Éléments pour une étude de la coalescence en espagnol : contribution aux fondements d’une linguistique du signifiant énactivisante
Auteur / Autrice : | Marine Poirier |
Direction : | Chrystelle Fortineau-Brémond |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Études hispaniques / linguistique |
Date : | Soutenance le 30/11/2019 |
Etablissement(s) : | Rennes 2 |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Arts, Lettres, Langues (Bretagne) |
Partenaire(s) de recherche : | COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019) |
Laboratoire : Équipes de Recherches Interlangues : Mémoires- Identités- Territoires / ERIMIT | |
Jury : | Président / Présidente : Sophie Sarrazin |
Examinateurs / Examinatrices : Didier Bottineau | |
Rapporteurs / Rapporteuses : Federico Bravo, Stéphane Pagès |
Mots clés
Résumé
Cette thèse se donne pour objet de cerner un phénomène linguistique, la coalescence, et de l’approcher par une démarche théorique originale. L’auteur commence par établir en quoi le phénomène de coalescence – qui se manifeste notamment par le passage d’un copositionnement de discours (deux mots) à une unité de langue (un mot) – se distingue des autres modes de formation des mots, et par en tracer les enjeux propres. La coalescence est alors appréhendée dans le cadre d’une problématique de sémiogénèse à l’écoute, qui fait des objets discrets que sont les mots les résultats de processus de constitution par l’observateur. En est ainsi proposée une démarche d’étude par le signifiant, en fonction de saisies analogiques et de réanalyses submorphémiques qui peuvent aller jusqu’à transgresser les morphèmes et frontières de morphèmes initialement copositionnés. On procède en dernier lieu à l’analyse serrée de quelques cas ciblés, en étudiant la construction simultanée de l’énoncé et du signifiant coalescent. L’objectif est de mettre au jour les réorchestrations submorphémiques qui se jouent lors du développement temporel de la phrase. Celle-ci est appréhendée comme un processus vocal soumis à l’interprétation spontanée du récepteur, lequel se livre notamment à des opérations de dégroupement et regroupement de segments signifiants. L’ouvrage se propose ainsi d’être une contribution aux fondements d’une linguistique du signifiant énactivisante, qui redéfinit la parole en tant qu’action incarnée, processuelle et interactive, et qui interroge les conditions de constitution des unités que sont les signifiants par l’expérience qui en est faite.