Le seuil de pierre : introduction à une pensée du néant

par Maria Francesca Musto

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Marc Crépon et de Massimo Donà.

Le président du jury était Barbara Cassin.

Le jury était composé de Marc Crépon, Massimo Donà, Barbara Cassin, Anne-Lise Worms, Patrick Vauday.

Les rapporteurs étaient Anne-Lise Worms, Patrick Vauday.


  • Résumé

    Comment penser le néant? Peut-on le concevoir différemment que la négation de l’être? Il est impossible de dire ce qu’est le néant sans lui ôter sa nature nécessairement absente et non substantielle. C’est pourquoi, il faut partir à la quête d’un objet qui est représentatif du néant sans pour autant être le néant. Pour ce faire, il faut revenir au moment où les sort de l’être, du non-être et du néant a été décidée : au Poème de Parménide. Or, il ne faut pas entreprendre le deuxième chemin, mais remonter aux pages liminaires du Περὶ Φύσεως, où prime une rationalité qui, au croisement entre le mythe et le logos, diffère de la logique formelle. L’étude de cette partie permet de saisir le caractère polaire des images qui la parsème et d’en trouver une dont la singularité sémantique et étymologique est idoine à nous introduire à une pensée du néant. Contradictoire, non-substantiel et dont la conceptualité transcende l’alternative entre l’être et le non-être, le seuil de pierre (Λἁινος οὐδός) apparait comme l’effigie du néant. C’est Gorgias, qui dans la première partie du traité intitulé Περὶ τοῦ μὴ ὄντος ἢ Περὶ Φύσεως en montre la nécessité logique. Platon en distinguant, dans le Sophiste, le néant relatif du le néant absolu permet de lui restituer une conceptualité plus précise. Les interprétations que Derrida et Nishida Kitarō font de la khôra permettent de le décrire. Enfin, le concept d’aphasie permet d’éclairer la dimension linguistique et humaine du seuil de pierre.

  • Titre traduit

    The stone threshold : introduction to a thought of nothingness


  • Résumé

    How to think of nothingness? Is it possible to conceive it differently than a non-being? It is impossible to say what nothingness is without taking away its necessarily absent and not substantial nature. Therefore, we must go in search of an object that is representative of nothingness without being nothingness. To do this, it is necessary to return to the moment when the fate of the being, the non-being and the nothingness have been decided: to the Poem of Parmenides. Now, we must not begin the second path, but go back to the opening pages of the Περὶ Φύσεως, where a rationality prevails which, at the intersection between myth and logos, differs from the formal logic. The study of this part makes it possible to grasp the polar character of the images that dot it and to find one whose semantic and etymological singularity is suitable to introduce us to a thought of nothingness. Contradictory, non-substantial and whose conceptuality transcends the alternative between being and non-being, the stone threshold (Λἁινος οὐδός) appears as the effigy of nothingness. It is Gorgias, who in the first part of the treaty entitled Περὶ τοῦ μὴ ὄντος ἢ Περὶ Φύσεως shows the logical necessity. Plato distinguishes, in the Sophist, the relative nothingness from the absolute nothingness, allowing him to restore a more precise conceptuality. The interpretations that Derrida and Nishida Kitarō make of the khôra make it possible to describe it. Finally, the concept of aphasia helps to illuminate the linguistic and human dimension of the stone threshold.



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