Thèse soutenue

Vers un modèle psychologique explicatif du surpoids et de l’obésité et contribution à l’évaluation d’une prise en charge triaxiale comprenant la restriction cognitive, l’alimentation émotionnelle et l’acceptation

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Auteur / Autrice : Sabrina Julien Sweerts
Direction : Lucia Romo
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 11/09/2019
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Connaissance, langage, modélisation (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CLInique PSYchanalyse Développement (2014-... ; Nanterre) - CLInique PSYchanalyse Développement (2014-... ; Nanterre)
Jury : Président / Présidente : Jean-Louis Nandrino
Examinateurs / Examinatrices : Lucia Romo, Jean-Louis Nandrino, Amélie Rousseau, Pierluigi Graziani, Damien Fouques, Gérard Apfeldorfer
Rapporteurs / Rapporteuses : Amélie Rousseau, Pierluigi Graziani

Résumé

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Ce travail avait pour objectif d’étudier les déterminants psychologiques potentiels du surpoids et de l’obésité et de contribuer à l’évaluation d’une prise en charge triaxiale de cette maladie chronique, complexe et socialement handicapante. La revue de littérature nous a permis d’appréhender les hypothèses étiologiques de l’obésité et ses conséquences médicales, sociales et psychologiques, ainsi que les différents modèles psychologiques proposés. Notre travail s’est ensuite dirigé vers trois études qui avaient toutes pour objectif d’évaluer l’effet de la prise en charge du Groupe de Réflexion de l’Obésité et du surpoids (GROS) sur le poids, l’alimentation intuitive, l’alimentation émotionnelle, la restriction cognitive et la satisfaction corporelle. Les recherches n’ont pas permis de mettre en évidence l’efficacité de la prise en charge du GROS, comparativement à une autre prise en charge. Néanmoins, et avec toutes les limites énoncées, elle aurait un effet positif sur le poids et sur l’alimentation intuitive. Enfin, notre travail s’est conclu avec l’étude MOS dont le but était de repérer les déterminants psychologiques potentiels du surpoids et de l’obésité en comparant les sujets normo-pondéraux et les sujets en surpoids ou obèses sur plusieurs variables : l’activité physique hebdomadaire, le stress perçu, la restriction cognitive, les stratégies de gestion émotionnelle, la personnalité et la présence d’évènements de vie stressants ou traumatiques. Toutes les analyses ont mis en évidence que la restriction cognitive était un prédicteur de l’IMC de même que l’âge et le stress perçu. En revanche, le fait que la symptomatologie traumatique prédise de façon négative l’IMC nous a fortement surpris. D’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats aux perspectives thérapeutiques et préventives.