Thèse soutenue

Regards croisés sur la préservation de l’art numérique : perspectives, expectatives et champs disciplinaires à l’œuvre

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Auteur / Autrice : Céline Thomas
Direction : Chu-Yin Chen
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Esthétique, sciences et technologies des arts
Date : Soutenance le 29/11/2019
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Arts des images et art contemporain
Jury : Président / Présidente : Marie-Hélène Tramus
Examinateurs / Examinatrices : Louise Fauduet, Marie Saladin
Rapporteurs / Rapporteuses : Xavier Lambert, Laurent Mignonneau
DOI : 10.70675/093434c0zd794z4a8czb317z30fb8b7db13d

Résumé

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L’art numérique dépend fortement de notre environnement technologique, qui, soumis à l’obsolescence, impose à ces œuvres une existence courte et fragile, et met en péril la constitution d’un patrimoine artistique numérique. Si cette obsolescence technologique inquiète le milieu patrimonial, ce sont également les notions de processus, de performance et d’expérience interactive du public qui obligent ce dernier à repenser ses méthodes de préservation, traditionnellement construites sur la notion d’objet. Depuis les années deux mille, la communauté muséale se penche sur ces nombreux questionnements et mobilise autour d’elle différents acteurs des domaines de l’art, de l’informatique, de l’archéologie des média, etc. Bien que les avis et opinions divergent quant à la bonne manière de préserver ces œuvres, une forte majorité entend désormais leur préservation par leur variabilité au fil du temps. Cependant, cette approche ouvre à de nombreuses interprétations, le devenir de l’œuvre d’art numérique semble alors pouvoir prendre diverses directions. Cette thèse se veut mettre en perspective et confronter les points de vue de ces différents acteurs, à travers les initiatives menées sur le sujet. Elle souhaite également contribuer aux efforts menés par cette communauté transdisciplinaire, puisqu’elle repose sur le projet de recherche « Art numérique et postérité » du Labex ARTS-H2H, qui réunit les expertises de la Bibliothèque nationale de France, de l’équipe de recherche-création INREV et du Living Art Lab. Cette recherche a permis d’élaborer un système descriptif des œuvres d’art numérique interactives, dans le but de soutenir leur préservation. Conçu à partir d’œuvres provenant des corpus de ces trois partenaires, ce système prend également en compte leurs attentes et reflète leurs différentes manières de les appréhender. Elle se positionne ainsi à la croisée et à la rencontre des domaines patrimoniaux, de la recherche et de la création artistique.