Thèse soutenue

Pour une anthropologie matérialiste de l’homme néolibéral : gouvernementalité ou domination ?

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Auteur / Autrice : Philippe Monti
Direction : Bertrand Ogilvie
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 16/12/2019
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Laboratoires d'études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Alejandro Bilbao, François Denord, Ninon Grangé, Olivier Razac, Ricardo Viscardi
Rapporteurs / Rapporteuses : Alejandro Bilbao, François Denord
DOI : 10.70675/d1d6cae9z7afbz4f69z8c96z64fcaa2206c9

Mots clés

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Résumé

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La notion de néolibéralisme renvoie tout autant à la financiarisation du capitalisme qu’au renouvellement de l’utopie libérale. Le modèle du marché colonise progressivement toutes les dimensions de l’existence ; il se diffuse jusqu’aux corps et aux pratiques du quotidien. Le déploiement de ce modèle inaugure un nouvel âge de la biopolitique et embrasse une nouvelle forme de subjectivation : le sujet entrepreneur de lui-même. Naissance d’un « homme néolibéral ». La confrontation du concept foucaldien de gouvernementalité (régimes de vérité, gouvernement des autres, gouvernement de soi, pratiques de soi, dispositifs d’assujettissement, normes et pouvoirs) avec le concept bourdieusien de domination (habitus, violence symbolique) esquisse une anthropologie politique du sujet entrepreneur de lui-même selon trois axes :1/ Une relecture des analyses (historico-philosophiques, sociologiques, politiques) du libéralisme et du néolibéralisme telles que Foucault et Bourdieu les ont rencontrées ou élaborées en leur temps, et une lecture de certaines thèses néolibérales.2/ Une mise en perspective des usages contemporains de ces analyses et de ces thèses.3/ Un réinvestissement des concepts forgés par Foucault et Bourdieu dans l’examen de quelques dispositifs contemporains qui spécifient l’art de gouverner néolibéral (de la production du sujet entrepreneur de lui-même aux questions du camp et des populations « en trop » au XXIe siècle).