Thèse soutenue

L’art populaire en Amazonie (île de Marajó) : la sauvegarde d’un patrimoine immatériel par sa réinvention artistique

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Auteur / Autrice : Monique de Boutteville
Direction : Katia LégeretJosé Lima de Figueiredo
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Théâtre et Danse
Date : Soutenance le 02/12/2019
Etablissement(s) : Paris 8 en cotutelle avec Universidade federal do Pará
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Scènes du monde, création, savoirs critiques
Jury : Président / Présidente : Claire Joubert
Examinateurs / Examinatrices : André Helbo, Fábio Fonseca de Castro
Rapporteurs / Rapporteuses : Larissa Latif

Résumé

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La présente recherche se situe dans la région amazonienne, plus précisément sur l’île de Marajó,et s’intéresse à certaines de ses pratiques artistiques traditionnelles : le carimbó, danse etmusique traditionnelles courantes dans l’Etat du Para et dans certaines régions amazoniennesdont le Marajó, et le conter. Les réalisations des artistes de carimbó et des conteurs de l’îles’inscrivent dans une solidarité avec les populations locales et produisent des repères quicontribuent à la construction identitaire des marajoaras (les habitants de l’île). Ils contribuentà lutter contre l’invisibilité des populations en Amazonie, produite par les forts intérêtséconomiques et l’absence de politiques publiques efficientes dans la région. La nonreconnaissance,par les instances de pouvoir, de ces territoires – qui sont autant imaginaires quegéographiques et qui appartiennent aux amazoniens/marajoaras – accentuent les dispositifs desoumission imposés à la population locale. C’est pourquoi nous questionnons les conditionspossibles du maintien de ces pratiques sur l’île de Marajo, en tant qu’actes esthétiques et sociauxd’opposition à un écrasement protéiforme et à visée symbolique, institutionnelle, économiqueet politique. Ainsi, la problématique centrale, à laquelle nous tentons de répondre par notreétude, interroge la possibilité d’une « sauvegarde vivante » de ces patrimoines culturelsimmatériels.