Thèse soutenue

Inégalités de capital humain : de l'importance de la structure familiale

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Hélène Le Forner
Direction : Hippolyte d' AlbisArnaud Lefranc
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 03/09/2019
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale d'Économie (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Paris-Jourdan Sciences Économiques (2005-....)
Laboratoire : Paris-Jourdan Sciences Économiques (2005-....)
Jury : Président / Présidente : Elena Stancanelli
Examinateurs / Examinatrices : Hippolyte d' Albis, Arnaud Lefranc, Hélène Couprié
Rapporteurs / Rapporteuses : Markus Jäntti, François-Charles Wolff

Résumé

FR  |  
EN

Ces dernières décennies, la famille a connu des changements majeurs dans la majorité des pays de l’OCDE. D’une part, le taux de fertilité a baissé ; d’autre part, le nombre de séparation a fortement augmenté. Cette thèse se propose d’étudier les effets de ces changements de la structure familiale sur le capital humain des individus, en l’envisageant comme une nouvelle source d’inégalités. Dans un cadre micro-économique, cette thèse mobilise les outils économétriques pour les appliquer à de larges bases de données. Les trois chapitres de cette thèse présentent des résultats nouveaux sur l’effet de la séparation parentale et de la taille de la famille sur le capital humain de l’individu. Le premier chapitre porte sur l’effet de la séparation parentale en France sur la réussite professionnelle des individus, et montre un effet négatif de la séparation parentale sur le niveau d’étude et la position sociale de l’individu. En s’appuyant sur des données américaines, le second chapitre s’intéresse aux mécanismes expliquant cet effet, et en particulier, sur les changements du temps passé avec les parents. Ainsi, 30% de l’effet de la séparation parentale sur le développement socio-émotionnel des enfants serait expliqué par la baisse du temps passé avec au moins un parent présent. Le troisième chapitre considère un autre aspect de la structure familiale : la taille de la famille. Nous trouvons que l’arrivée d’un troisième enfant dans la famille diminue les compétences socio-émotionnelles des autres enfants, en particulier chez les filles.