Thèse soutenue

Transferts monétaires et emploi dans le secteur informel en Afrique du Sud

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Auteur / Autrice : Alessandro Tondini
Direction : Jérôme GautiéLuc Behaghel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 25/06/2019
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale d'Économie (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre d'économie de la Sorbonne (Paris ; 2006-....)
Laboratoire : Centre d'économie de la Sorbonne (Paris ; 2006-....)
Jury : Président / Présidente : David Naum Margolis
Examinateurs / Examinatrices : Jérôme Gautié, Luc Behaghel, Abhijit Vinayak Banerjee
Rapporteurs / Rapporteuses : Imran Rasul, Roland Rathelot

Résumé

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Cette thèse porte sur les effets de transferts monétaires sur l’emploi dans le marché du travail sud-africain, un marché fortement segmenté entre secteur formel et informel. Le premier et principal chapitre montre qu’un programme de transferts monétaires inconditionnels destinés aux mères a eu des effets positifs durables sur la qualité de leurs emplois. Sur le long terme, les mères bénéficiaires du transfert sont plus susceptibles d’être employées dans le secteur formel. C’est la conséquence de changements dans la façon dont les mères traitées cherchent un emploi. En leur donnant la possibilité de rester au chômage pendant plus longtemps, le programme de transferts inconditionnels leur permet de viser des emplois de meilleure qualité. Le deuxième chapitre étudie les effets sur l’emploi d’une réforme du système public de retraites en Afrique du Sud, qui est non-contributif et soumis à conditions de ressources. Cette réforme a abaissé l’âge de la retraite de 65 à 60 ans pour les hommes. Elle a entraîné une forte diminution du taux d’activité des travailleurs informels, qui cessent de travailler lorsqu’ils atteignent 60 ans et deviennent éligibles à la pension de retraite non-contributive. Au contraire, les travailleurs du secteur formel ne quittent pas leur emploi et ne se tournent pas vers le secteur informel pour avoir droit à la pension de retraite. Enfin, cette thèse aborde la question du faible nombre de travailleurs indépendants en Afrique du Sud. Le dernier chapitre montre que les Sud-Africains ne travaillent pas plus à leur compte en réponse à des transferts monétaires. Cela indique que les contraintes de liquidité ne sont pas la principale raison du manque de travailleurs indépendants en Afrique du Sud. Cette faible présence de travailleurs indépendants a probablement des racines historiques liées à l’apartheid. Ce troisième chapitre examine les implications potentielles de cette explication, ainsi que les pistes de recherches futures possibles pour une compréhension plus fine de ce phénomène.