Thèse soutenue

HAP oxydés : étude des effets génotoxiques in-vitro et caractérisation des adduits à l'ADN par spectrométrie de masse

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Auteur / Autrice : Adeline Clergé
Direction : Raphaël Delépée
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Soutenance le 19/12/2019
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Normande de biologie intégrative, santé, environnement (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Aliments bioprocédés toxicologie environnements (Caen ; 2012-....)
établissement de préparation : Université de Caen Normandie (1971-....)
Jury : Président / Présidente : Pascal Cardinael
Examinateurs / Examinatrices : Raphaël Delépée, Nathalie Grova, Bruno Le Bizec, Alexandre Albinet, Laurence Huc, Jérémie Le Goff
Rapporteurs / Rapporteuses : Nathalie Grova, Bruno Le Bizec

Mots clés

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Résumé

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Les adduits à l'ADN sont considérés comme des biomarqueurs de génotoxicité particulièrement pertinents, puisqu’ils sont représentatifs de la structure du composé génotoxique. Nos recherches se sont axées sur les études de génotoxicité incluant l'altération de l'ADN en relation avec le risque de cancer, en se focalisant sur les dérivés des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Des études de toxicité ont démontré que les HAP oxygénés (oxy-HAP) et les HAP nitrés (nitro-HAP) étaient responsables d'une grande partie de la toxicité totale des HAP. Ce travail s’est donc axé sur les oxy-HAP car, bien que ces composés soient omniprésents dans l'environnement, ils restent encore largement sous-étudiés en termes de toxicité. Une liste de 7 oxy-HAP, considérés comme prioritaires, a été sélectionnée sur des critères de présence dans l’environnement et de possible toxicité pour l’homme.Afin d’évaluer le potentiel mutagène et génotoxique de ces oxy-HAP prioritaires, de la 2’-désoxyguanosine (2’-dG), de l’ADN du thymus de veau et des cellules épithéliales bronchiques humaines immortalisées (BEAS-2B) ont été exposées à ces molécules. Des adduits ont été détectés en post-marquage au phosphore 32 puis ont été identifiés et caractérisés en spectrométrie de masse. Ces résultats prouvent, pour la première fois, l’interaction spontanée et directe entre l’ADN et nos 7 oxy-PAH. En outre, plusieurs tests de cytotoxicité et de mutagénicité ont été réalisés : le test MTS, le test CellToxTM Green et le test d’Ames. Cette étude a permis de démontrer les propriétés cytotoxiques et mutagènes de ces oxy-PAH.