Thèse soutenue

La France et le Piémont : une volonté partagée de transmettre une mémoire commune

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Auteur / Autrice : Sabrina Urbani
Direction : Isabelle Felici
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : ETUDES ROMANES spécialité Etudes italiennes
Date : Soutenance le 27/09/2019
Etablissement(s) : Montpellier 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LLACS-Langues, littératures, arts et cultures du sud (Université Paul-Valéry, Montpellier 3)
Jury : Président / Présidente : Anne Morelli
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Felici, Alessandro Giacone, Éric Soriano
Rapporteurs / Rapporteuses : Alessandro Giacone

Résumé

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La proximité géographique favorisant les échanges de toutes natures, la France et le Piémont entretiennent depuis toujours des rapports privilégiés qui, au fil du temps, ont progressivement développé chez les populations concernées un sentiment d’appartenance à une même communauté. C’est la raison pour laquelle la grande majorité des Piémontais a choisi la France comme pays d’accueil au XIXe siècle lorsque la situation économique et démographique de l’Italie s’est aggravée. La mémoire collective franco-piémontaise déjà bien ancrée s’en est trouvée renforcée. Les liens que les immigrés piémontais et leurs descendants entretiennent avec leur culture d’origine ou celle de leurs ancêtres diffèrent selon les individus et dépendent de la manière dont le déracinement est vécu, de l’accueil reçu en France ainsi que de l’intégration au sein de la société française. L’intérêt porté au passé migratoire est également très variable. Certains s’en préoccupent peu tandis que d’autres cultivent leurs liens avec le passé car ils y voient le moyen de renforcer leur identité personnelle. Au niveau individuel et familial, la mémoire se transmet par le maintien des liens avec la terre des origines. Il peut s’agir par exemple de la langue des ascendants, du maintien des échanges, des témoignages écrits, de la littérature, des films ou bien encore des chansons. Au niveau collectif, la transmission de la mémoire est assurée par la coopération transfrontalière, les associations et les jumelages. Aujourd’hui encore, les échanges entre la France et le Piémont restent nombreux et permettent la consolidation et la perpétuation des mémoires individuelles, familiales et collectives. En interaction constante, ces mémoires se renforcent mutuellement. Mon travail entend montrer que la mémoire du passé se transmet, volontairement ou non, d’une génération à la suivante. Il s’agit parfois d’un legs tout juste perceptible et difficilement descriptible mais qui n’en demeure pas moins bien présent.