Thèse soutenue

Le dispositif artistique à l’épreuve de la mémoire, une expérience du récit

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Auteur / Autrice : Clémence Lonjon
Direction : Itzhak Goldberg, Karen O'Rourke
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Arts plastiques
Date : Soutenance le 21/10/2019
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscription : Université Jean Monnet (Saint-Étienne ; 1969-2024)
Laboratoire : Centre interdisciplinaire d'Etudes et de Recherches sur l'Expression Contemporaine (Saint-Etienne ; 1969-2020)
Jury : Président / Présidente : Andrea Urlberger
Examinateurs / Examinatrices : Bertrand Tillier, Éric Valette, Anne Volvey
Rapporteurs / Rapporteuses : Andrea Urlberger
DOI : 10.70675/e4fd0012z1740z4df2z88e0z03c2f93a1988

Résumé

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Cette thèse en arts plastiques s’intéresse à la capacité du dispositif artistique à créer les conditions propices à l’actualisation sensible d’une expérience spatiale, intime et quotidienne. Ce travail concomitant de recherche théorique et de pratique plastique débute par le récit de son élément déclencheur : la démolition d’un bâtiment emblématique de la ville de Saint-Étienne, la tour Plein Ciel.Il en décrit ensuite les conditions d’émergence des mémoires individuelles et collectives. Grâce à des entretiens menés avec des habitants, il envisage la possible actualisation de leurs vécus au cours d’un acte descriptif. Lors de la représentation de leurs anciens lieux de vie sont appréhendés et enregistrés les processus et procédés de la réminiscence, qu’ils soient graphiques, verbaux ou gestuels. Ce dispositif est d’abord l’objet d’une réflexion portant sur les stratégies plastiques, relationnelles et émotionnelles qui structurent l’expérience. Il interroge par ailleurs les conditions de la réception et plus spécifiquement celles capables de remettre en cause les rapports entre savoirs et émotions. En confrontant expériences intimes et représentations collectives, cette recherche met à l’épreuve les souvenirs du spectateur et envisage les conditions d’émergence d’une émotion de participation : l’empathie.