Faire entendre les voix en Chine : jeunesse qualifiée, autoritarisme négocié et civisme ordinaire

par Marie Bellot

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Laurence Roulleau-Berger.

Soutenue le 13-02-2019

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec Triangle, action, discours, pensée politique et économique (Lyon) (équipe de recherche) , Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscriptions) et de Triangle : action, discours, pensée politique et économique (Lyon) (laboratoire) .

Le président du jury était Lilian Mathieu.

Le jury était composé de Camille Peugny.

Les rapporteurs étaient Catherine Neveu, Agnès Deboulet.


  • Résumé

    En Chine, les enjeux liés à la mobilisation, l’engagement, la politisation et l’action collective sont sensibles. Ils sont saisis, de façon contemporaine, notamment autour des mobilisations de propriétaires, ou concernant l’opposition à des projets locaux, particulièrement en lien avec des enjeux de défense de l’environnement, de santé et d’écologie. A un autre bout du spectre des mobilisations politiques se retrouvent les enjeux de dissidence, donc de mobilisation frontale, et de leur quasi-impossibilité dans le contexte actuel. Cette thèse vise à penser la production de pratiques discrètes du politique, à partir d’engagements de jeunes qualifiés et dans une conception interactionniste du pouvoir. Nous entendons montrer comment, dans un contexte d’autoritarisme négocié et de production de régimes partiels de régulation, apparaissent des pratiques et des formes d’associations de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur dans des « espaces intermédiaires ». A partir de politisations sous contrainte, les jeunes diplômés développent des compétences de mobilisation et des « savoir décaler » qui révèlent des formes de civisme temporaire et ordinaire.

  • Titre traduit

    Make voices heard in China : qualified youth, bargained authoritarianism and ordinary civism


  • Résumé

    In China, issues related to mobilization, commitment, political engagement and collective action are sensitive. They are considered, in a contemporary way, through landlord movements or opposition forces to local projects, particularly in connection with environmental, health and ecological issues. It is almost impossible for political dissidence, a form of frontal engagement that stands at yet another end of the political activism spectrum to exist in the current context. This thesis aims at showing how discrete practices of politics are being produced by analyzing the political engagement of skilled young people within the framework of an interactionist conception of power. We intend to demonstrate how, in a context of bargained authoritarianism and partial regulatory regimes, higher education graduates create practices and forms of association in "intermediate spaces". Starting from constrained political engagement, young graduates develop mobilization and “shifting” skills that reveal new forms of temporary and ordinary civism.


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