Thèse soutenue

Etude de l'interet de l'association Cholécalciférol-Anticoagulants antivitamine K pour le contrôle des populations de rongeurs sauvages

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Auteur / Autrice : Jean-Valéry Debaux
Direction : Virginie LattardEtienne Benoît
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie, Toxicologie
Date : Soutenance le 19/12/2019
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Interdisciplinaire Sciences-Santé (Villeurbanne ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscription : Université Claude Bernard (Lyon ; 1971-....)
Autre partenaire : VetAgroSup (Marcy-l'Étoile, Rhône ; 2010-....)
Laboratoire : Rongeurs Sauvages- Risques Sanitaires et Gestion des Populations - UR 1233 / RS2GP
Jury : Président / Présidente : François Mion
Examinateurs / Examinatrices : Virginie Lattard, Etienne Benoît, Sophie Rahuel-Clermont, Sylvain Bellier
Rapporteurs / Rapporteuses : Sophie Rahuel-Clermont, Sylvain Bellier
DOI : 10.70675/5969725cz9fd4z4a95za96czfc958f899130

Résumé

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Le contrôle des populations de rongeurs constitue un enjeu majeur de santé publique. En effet, ceux-ci sont responsables de pertes céréalières très importantes et sont le réservoir de plus de quarante zoonoses tuant des milliers de personnes chaque année. La large utilisation des Anti-vitamines K (AVK), qui constituent encore aujourd’hui la seule solution en matière de contrôle chimique de populations de rongeurs, se heurtent à deux limites : la sélection de rongeurs résistants aboutissant à l’inefficacité de ces molécules et l’écotoxicité des AVK de deuxièmes générations développées pour être plus efficaces. De nouvelles solutions doivent alors être envisagées pour être à nouveau efficaces et pour réduire considérablement les doses utilisées limitant les problèmes écotoxicologiques. Dans le cadre de la recherche de solutions plus respectueuses de l’environnement et actives chez des rongeurs résistants, différents projets portant sur l’association des AVK et de la vitamine D3 ont été proposés. Cependant les mécanismes impliqués dans une éventuelle synergie entre ces matières actives ne sont aujourd’hui pas élucidés. L’étude du coût biologique associé à la résistance des populations de rongeurs aux AVK a fait naître des possibilités quant à la clarification de ce mécanisme et notamment au niveau de l’implication des protéines vitamines K dépendantes et de la prise en charge des phénomènes de calcification ectopiques par celles-ci.Ce travail permet de montrer que l’association des AVK avec le Cholécalciférol, pourrait permettre à la fois de lutter efficacement contre les populations de rongeurs résistant tout en diminuant considérablement les doses utilisées et limité les risques écotoxicologiques inhérents à l’emploi de molécule chimique dans la nature