Thèse soutenue

La pragmatique de l'écrit en français de spécialité : cas du français pour le tourisme, hôtellerie et restauration dans les universités kenyanes

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Auteur / Autrice : Lily Chemutai Koske
Direction : Béatrice Fracchiolla
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 16/09/2019
Etablissement(s) : Université de Lorraine
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Humanités Nouvelles - Fernand Braudel (Lorraine)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de Recherche sur les Médiations (Lorraine)
Jury : Président / Présidente : Sylvie Wharton
Examinateurs / Examinatrices : Béatrice Fracchiolla, Jean-Marc Mangiante, Bruno Maurer
Rapporteurs / Rapporteuses : Sylvie Wharton, Jean-Marc Mangiante

Résumé

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En raison de sa focalisation sur l’enseignement du français du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration (FTHR), cette étude se situe dans le champ de l’enseignement des langues de spécialité. Dans ce domaine, l’enseignement se veut fondé sur les besoins de l’apprenant et c’est en partant de cette prémisse que nous avons cherché à déterminer si le français écrit faisait partie des besoins de l’apprenant en FTHR dans le contexte kenyan. Pour ce faire, nous avons voulu déterminer les besoins immédiats et à venir des apprenants du FTHR. L’établissement des besoins immédiats était basé sur le discernement des attentes et des motivations des apprenants en ce qui concerne leur apprentissage du FTHR. Par ailleurs, l’établissement des besoins ultérieurs reposait sur la détermination de leurs aspirations professionnelles ainsi que sur les compétences effectivement requises sur les marchés du travail ciblés. Pour établir ces besoins, nous avons recueilli des données auprès de quatre catégories de personnes : les étudiants inscrits aux programmes de formation de tourisme, hôtellerie et restauration (THR) dans les universités kenyanes, les enseignants impliqués dans ces programmes, les anciens étudiants qui ont suivi le FTHR dans les universités kenyanes et, enfin, les professionnels travaillant déjà dans les secteurs du THR. Pour cela nous avons utilisé des questionnaires et mené des entretiens individuels et collectifs. Nous avons ensuite analysé les données de manières quantitative et qualitative. Les données recueillies ont révélé que les facteurs qui motivent les étudiants à apprendre le français étaient principalement de nature pragmatique. Elles ont également mis en évidence que l’expression orale était la compétence la plus souhaitée par les apprenants. De plus, l’analyse des métiers exercés par les professionnels dans les secteurs du THR et celle des compétences requises révèlent que le français écrit est peu nécessaire sur le marché du travail, voire inutile.