Mesurer l'incidence des équipements électoraux : le vote électronique et ses usages sociaux et politiques
| Auteur / Autrice : | Bouchra Daoudi |
| Direction : | Olivier Ihl |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences politiques |
| Date : | Soutenance le 14/10/2019 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes (ComUE) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire (Grenoble ; 2001-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'études et de recherche sur la diplomatie, l'administration publique et le politique (Grenoble, Isère, France ; 2016-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Gilles J. Guglielmi |
| Examinateurs / Examinatrices : Rene Jara, Dominique Glasman, Nathalie Dompnier | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Gilles J. Guglielmi, Rene Jara |
Mots clés
Résumé
Depuis l’agora athénienne, les sociétés politiques n’ont eu de cesse d’améliorer les protocoles techniques qui régissent la compétition électorale. Culture du numérique aidant, ce souci de performance mène progressivement à l’informatisation du geste électoral. En France, c’est en 2003 que les machines à voter ont fait leur entrée, certes discrète, mais officielle dans certains bureaux de vote. Réponse technique à une injonction de rapidité et de rentabilité, l’urne électronique enregistre, comptabilise et dépouille les voix, satisfaisant ainsi l’idéal de rationalisation des procédures électorales. Pourtant cet instrument électoral n’est pas sans provoquer désaveux et montée des mouvements anti-vote électronique. Partant de là, ce travail de recherche s’adosse à une hypothèse centrale : l’usage du vote électronique engendre une nouvelle scénographie électorale en constante négociation à travers les rapports de force partisans. Dit autrement, la façon dont est mis en scène le rituel électoral est dépendant de la technologie adoptée mais c’est surtout le résultat de la concurrence entre les acteurs pour l’imposition d’un procédé électoral normatif.