Thèse soutenue

Apprentissage profond non supervisé pour automatiser l’inspection visuelle dans l’industrie manufacturière

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Auteur / Autrice : Jonathan Dekhtiar
Direction : Alexandre DuruptDimitris KiritsisMatthieu Bricogne-Cuignières
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Intelligence Artificielle, Mécanique Avancée : Unité de recherche en Mécanique - Laboratoire Roberval (FRE UTC - CNRS 2012)
Date : Soutenance le 24/10/2019
Etablissement(s) : Compiègne
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences pour l'ingénieur (Compiègne)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Unité de recherche en mécanique acoustique et matériaux / Laboratoire Roberval
DOI : 10.70675/24bf76c6z95c7z4113zaf30z9625ccb8da28

Résumé

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La croissance exponentielle des besoins et moyens informatiques implique un besoin croissant d’automatisation des procédés industriels. Ce constat est en particulier visible pour l’inspection visuelle automatique sur ligne de production. Bien qu’étudiée depuis 1970, peine toujours à être appliquée à de larges échelles et à faible coûts. Les méthodes employées dépendent grandement de la disponibilité des experts métiers. Ce qui provoque inévitablement une augmentation des coûts et une réduction de la flexibilité des méthodes employées. Depuis 2012, les avancées dans le domaine associé à l’étude des réseaux neuronaux profonds (i.e. Deep Learning) a permis de nombreux progrès en ce sens, notamment grâce au réseaux neuronaux convolutif qui ont atteint des performances proches de l’humain dans de nombreux domaines associées à la perception visuelle (e.g. reconnaissance et détection d’objets, etc.). Cette thèse propose une approche non supervisée pour répondre aux besoins de l’inspection visuelle automatique. Cette méthode, baptisé AnoAEGAN, combine l’apprentissage adversaire et l’estimation d’une fonction de densité de probabilité. Ces deux approches complémentaires permettent d’estimer jointement la probabilité pixel par pixel d’un défaut visuel sur une image. Le modèle est entrainé à partir d’un nombre très limités d’images (i.e. inférieur à 1000 images) sans utilisation de connaissance expert pour « étiqueter » préalablement les données. Cette méthode permet une flexibilité accrue par la rapidité d’entrainement du modèle et une grande versatilité, démontrée sur dix tâches différentes sans la moindre modification du modèle. Cette méthode devrait permettre de réduire les coûts de développement et le temps nécessaire de déploiement en production. Cette méthode peut être également déployée de manière complémentaire à une approche supervisée afin de bénéficier des avantages de chaque approche.