Thèse soutenue

Conception et validation d'outils théranostiques dans le cancer du sein triple négatif

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Auteur / Autrice : Elodie Jouberton
Direction : Florent Cachin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie Moléculaire et Cellulaire
Date : Soutenance le 21/11/2019
Etablissement(s) : Université Clermont Auvergne‎ (2017-2020)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des sciences de la vie, santé, agronomie, environnement (Clermont-Ferrand)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Imagerie Moléculaire et Stratégies Théranostiques
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Frédérique Penault-Llorca, Aurélie Maisonial-Besset
Rapporteurs / Rapporteuses : Michel Chérel, Alexandre Cochet, Florence Dalenc
DOI : 10.70675/25211406zdcdaz41f3z82d9zbc478652e98e

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le cancer du sein « triple négatif » (CSTN) est une maladie agressive qui représente 15à 20 % des cancers du sein touchant principalement les femmes jeunes. L’objectif pour ces patientes est d’atteindre la réponse histologique complète, paramètre associé à la survie globale,après la chimiothérapie néoadjuvante (CTNA). L’identification très précoce des patientes résistantes à la CTNA peut permettre une réadaptation thérapeutique et ainsi améliorer le pronostic. De nombreuses études ont évalué l’imagerie TEP au [18F]fluorodeoxyglucose([18F]FDG) comme outil prédictif de la réponse thérapeutique à la CTNA. Cette méthode a cependant montré une spécificité et sensibilité insuffisante. L’imagerie du [18F]FDG reflète uniquement l'activité métabolique tumorale et non la mort cellulaire induite par le traitement,information majeure pour l’évaluation thérapeutique. Il semble ainsi nécessaire de développer des outils évaluant in vivo la mort cellulaire et plus particulièrement l’apoptose, forme la plus commune de mort cellulaire induite par CTNA. Dans ce contexte, nous avons étudié le potentiel du radiotraceur [18F]ML-10 (acide 2-(5-[18F]fluoropentyl)-2-méthylmalonique), à détecter lescellules apoptotiques, dans des modèles précliniques du CSTN exposés à différents traitements.Dans un premier temps, l’induction de l’apoptose par différentes thérapies a étéquantifiée puis comparée à l’accumulation intracellulaire du radiotraceur. In vitro, un traitement par le paclitaxel et l’épirubicine sur les deux lignées cellulaires humaines de CSTN a induit une augmentation significative de l’apoptose 72 h après traitement. La captation cellulaire du radiotraceur a été corrélée au pourcentage de cellules apoptotiques et dépend des variations du pH extracellulaire. Les expérimentations conduites sur modèles murins de CSTN ont montré une élimination du [18F]ML-10 essentiellement rénale et une clairance très rapide au niveau des organes non-cibles. Les fixations tumorales des radiotraceurs [18F]FDG, [18F]FMISO et[18F]ML-10, visualisées dans nos modèles non traités, ont montré un lien significatif entre l'accumulation du [18F]ML-10 et l’hypoxie tumorale. Enfin l’évolution de la fixation tumorale a été mesurée, avant et après traitement par paclitaxel, ou après traitement combinant le paclitaxel et le TH-302, puis comparée à la fraction apoptotique mesurée ex vivo. Les résultats n’ont pas montré de corrélation entre la fixation tumorale du [18F]ML-10 et l’augmentation dela fraction apoptotique, dans des modèles de xénogreffe de CSTN implantés en position sous cutanée ou orthotopique.En conclusion, ces travaux de thèse ont permis de souligner le potentiel du radiotraceur [18F]ML-10 à cibler l’apoptose basale. Mais, l’imagerie TEP du [18F]ML-10 n’a pas permis, in vivo, de mesurer une augmentation de l’apoptose tumorale dans notre modèle de CSTN à lasuite d’un traitement à base de paclitaxel. La sensibilité du traceur aux variations de pH induites par la chimiothérapie est la principale hypothèse émise pour expliquer cet échec. Des études complémentaires sont nécessaires pour préciser les mécanismes de fixation du radiotraceur.