Thèse soutenue

Etude des facteurs de risque et de pathogénicité et de l’évolution spatio-temporelle de la maladie de l’œdème chez le sanglier (Sus scrofa) en Ardèche

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Geoffrey Petit
Direction : Karine Chalvet-Monfray
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Gestion de l'Environnement
Date : Soutenance le 03/10/2019
Etablissement(s) : Université Clermont Auvergne‎ (2017-2020)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des sciences de la vie, santé, agronomie, environnement (Clermont-Ferrand)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Unité Mixte de Recherche Épidémiologie des maladies animales et zoonotiques
Jury : Président / Présidente : David G. Biron
Examinateurs / Examinatrices : Guy-Pierre Martineau, Anouk Decors, Vladimir Grosbois
Rapporteurs / Rapporteuses : Emmanuelle Fromont, Mathilde Paul, Nicolas Rose

Résumé

FR  |  
EN

La maladie de l’œdème est une maladie connue depuis de nombreuses années chez le porc. Les premiers cas recensés dans une population de suidés sauvages sont apparus en 2013 en Ardèche. Un nouveau foyer de cette maladie est ensuite apparu en 2016 dans les Pyrénées-Orientales à la frontière entre la France et l’Espagne. Comprendre les facteurs permettant son apparition ainsi que sa transmission est nécessaire afin d’anticiper de futures mortalités dues à cette maladie. Dans cette thèse, une analyse épidémiologique de cette maladie chez le sanglier a été réalisée. Des clusters de mortalités sont alors apparus et ont permis de mettre en évidence une possible source de contamination unique et récurrente dans le temps. La mise en place d’une nouvelle méthode pour étudier la détectabilité des cadavres de sanglier a souligné la difficulté de retrouver des cadavres de sanglier en forêt. La dernière analyse épidémiologique à partir d’un modèle de type « Spatial point pattern » a mis en avant de possibles facteurs de risque d’apparition et de transmission qui ont ensuite été analysés plus précisément. L’analyse des données issus des tableaux de chasse en Ardèche a été réalisée afin de détecter des variations de la densité et du ratio J/A des populations de sanglier suggérant un stress alimentaire chez le sanglier, un prodrome ou une conséquence de la maladie. Aucun stress alimentaire ne fut détecté lors de cette analyse. Des hypothèses ont pu être émises pour expliquer certaines variations observées : i) la conséquence directe de la maladie, ii) un phénomène environnemental particulier et iii) un évènement pathogénique. La piste de l’événement pathogénique a été approfondie avec la découverte du SDRP (syndrome dysgénésique et respiratoire du porc). Les interactions porcs-sangliers, nombreuses en Ardèche, ont été déterminées comme potentiellement responsables du passage de la bactérie entre le compartiment domestique et sauvage. Une étude génétique a également été effectuée pour investiguer le gène alpha-1-fucosyltransferase associé à la sensibilité du porc à la maladie. Tous les sangliers analysés étaient sensibles à la maladie. D’autres analyses complémentaires sont nécessaires afin de comprendre au mieux cette maladie ainsi que les différents facteurs de risque pour l’apparition mais également la transmission.