Thèse soutenue

Variabilité et plasticité de la nutrition des méduses à zooxanthelles : apports expérimentaux et de terrain

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Nicolas Djeghri
Direction : Philippe PondavenHerwig Stibor
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Ecologie marine
Date : Soutenance le 02/12/2019
Etablissement(s) : Brest
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la mer et du littoral (Plouzané)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire des sciences de l’environnement marin (Plouzané, Finistère)
Jury : Président / Présidente : Frédéric Jean
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Pondaven, Herwig Stibor, Frédéric Jean, Cathy H. Lucas, Fabrice Not, Gauthier Schaal, Pascal Claquin, Delphine Thibault
Rapporteurs / Rapporteuses : Cathy H. Lucas, Fabrice Not

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Alors que la majorité des méduses sont des hétérotrophes strictes, certaines vivent en photosymbiose avec des Dinophyceae autotrophes (« zooxanthelles »). Ces méduses à zooxanthelles, en tant qu’holobiontes, sont mixotrophes, dérivant leur nutrition à la fois de la prédation et de la photosynthèse. Toutefois, l’importance relative de l’autotrophie et de l’hétérotrophie dans la nutrition peuvent varier en fonction de l’ontogénie, de la phylogénie, ou de l’écologie. De telles variations ont d’importantes conséquences pour la dynamique des populations de ces organismes. Il est donc important de pouvoir caractériser la variabilité et la plasticité de la nutrition des méduses à zooxanthelles pour comprendre leur écologie. Au cours de cette thèse, la nutrition des méduses à zooxanthelles a été étudiée par le biais d’expériences de laboratoire et d’observations de terrain. Une première expérience a permis de confirmer des résultats précédents suggérant que la nutrition autotrophe est de faible importance pour les polypes des méduses à zooxanthelles. Une seconde expérience a mis en évidence comment les compositions isotopiques et élémentaires des méduses à zooxanthelles peuvent être utilisées pour étudier leur nutrition. Ces résultats sont ensuite confrontés aux observations de terrain : la nutrition de la méduse à zooxanthelles Mastigias papua a été étudiée dans son environnement naturel (Palaos) via l’étude de leur compositions isotopiques, élémentaires, mais aussi en acides gras. Ces résultats de terrain démontrent l’importante plasticité de la nutrition de Mastigias papua, pouvant aller de la pure hétérotrophie, une autotrophie dominante. L’existence d’une telle plasticité dans la nutrition des méduses à zooxanthelles aide à comprendre certains aspects centraux de leur écologie, tels que leur tendance à former moins de blooms que les méduses sans zooxanthelles, ou leurs réactions aux évènements de blanchissement induit par la température.