Thèse soutenue

Une gestion jardinière des paysages : le "parc des Coteaux" en recherche et en projet : expérimentations, retours réflexifs et propositions d'actions sur la rive droite de Bordeaux

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Benjamin Chambelland
Direction : Serge BriffaudBernard Davasse
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Architecture et paysage
Date : Soutenance le 08/11/2019
Etablissement(s) : Bordeaux 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Passages (Pessac, Gironde ; Pau ; Talence, Gironde)
Jury : Président / Présidente : Gilles Clément
Examinateurs / Examinatrices : Serge Briffaud, Bernard Davasse, Anne Sgard, Pascal Nicolas-Le Strat, Etienne Parin, Martine Bergues
Rapporteurs / Rapporteuses : Anne Sgard, Pascal Nicolas-Le Strat

Résumé

FR  |  
EN

La notion de « gestion jardinière des paysages » est au cœur de cette thèse. Il s’agit ici de proposer un principe d’action visant à renouveler le projet de paysage et ses pratiques. Ce principe d’action s’inscrit à un moment-charnière où les pratiques paysagistes sont confrontées à la nécessité de mettre en œuvre dans un cadre démocratique une gestion environnementale des territoires. Il a pour objectif de prendre en compte toute la complexité des interrelations sociales, écologiques, politiques et économiques propre à la conduite des projets de paysage, ainsi que leurs imbrications. Il s’agit notamment de conscientiser les dynamiques à l’œuvre et de mesurer les effets du temps sur le processus de projet en lien avec l’incertitude des « inter-retro-actions » qui en émanent. À travers cela, il s’agit également d’être en capacité de clarifier les valeurs et les stratégies éthiques à mobiliser au quotidien et dans la durée, dans la conduite d’un projet de paysage. Aux sources de travail, il y a une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE). Pendant trois ans, j’ai travaillé au sein d’un groupement d’intérêt public composé de quatre communes (Bassens, Lormont, Cenon et Floirac) situées sur la « rive droite » de la métropole de Bordeaux : le Grand Projet des Villes Rive Droite (GPV). Mon rôle a consisté à mener un projet de paysage orienté vers l’accompagnement de l’évolution des pratiques de jardinage concernant un ensemble de parcs publics/privés, nommé le « parc des Coteaux » (240 ha). L’entrée paysagère est donc à la base de la démarche mise en œuvre. Elle a consisté à proposer un processus de coopération impliquant les jardiniers des villes, mais également, des élus, des responsables de services, des chargés de projets des villes et du GPV, des paysagistes, des urbanistes, des écologues, des habitants et des « usagers ». Ce processus de coopération a pris pour nom le Laboratoire du parc des Coteaux ; le parcLAB. Le retour réflexif sur les conditions même de cette expérience conduite pendant trois ans (2015-2018) – elle-même issue de ma participation à l’émergence de cette dynamique collective trois ans auparavant (2013-2015) en tant que paysagiste indépendant – m’a conduit à formuler l’hypothèse d’une gestion jardinière des paysages, dont je présente et mets en débat, ici, les principes et les orientations.