Guy Debord et la philosophie

par Bertrand Cochard

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Pierre-Yves Quiviger et de Arnaud Milanese.

Le président du jury était Judith Revel.

Le jury était composé de Arnaud Milanese, Judith Revel, Franck Fischbach, Vincent Kaufmann.

Les rapporteurs étaient Franck Fischbach, Vincent Kaufmann.


  • Résumé

    À la fin des années 1950, Guy Debord entreprend de confronter ses thèses et intuitions, initialement construites au sein des avant-gardes artistiques, avec la philosophie allemande. Il étudie Hegel et Marx, découvre le marxisme « hétérodoxe » (Karl Korsch, Georg Lukács, Anton Pannekoek), discute les théoriciens et commentateurs de son temps (Jean Hyppolite, Henri Lefebvre, Lucien Goldmann), et importe certains concepts issus de cette tradition (totalité, aliénation, marchandise, etc.) au sein de sa propre pensée. Quelles ont été les conséquences de ce « tournant » philosophique ? Comment l’étude de ce tournant peut-elle permettre de mettre en question la réduction de l’auteur de La Société du Spectacle à un sociologue critique de « la société de consommation » ? L’objectif de ce travail, comportant trois parties – Esthétique (I), Philosophie critique (II), Philosophie du temps et de l’histoire (III) – est de faire émerger la singularité de Guy Debord dans le champ philosophique, en plaçant notamment la question du temps au cœur de cette singularité.

  • Titre traduit

    Guy Debord and philosophy


  • Résumé

    At the end of the 1950s, Guy Debord sought to confront with German philosophy the ideas and intuitions he first developed within the artistic avant-gardes. He studied Hegel and Marx, discovered heterodox Marxism (Karl Korsch, Georg Lukács, Anton Pannekoek), questioned theorists and commentators of his time (Jean Hyppolite, Henri Lefebvre, Lucien Goldmann) and started using several concepts from these traditions (eg. totality, alienation, commodity, etc.) in his own speech. This work aims to analyze the consequences of his philosophical “turn” in order to question the portrait of Guy Debord as a sociologist who criticized “consumer society”. It is presented in three parts – Aesthetics (I), Critical Philosophy (II), and Philosophy of Time and History (III). Its ambition is to reveal the philosophical singularity of the author of The Society of the Spectacle, especially on matters concerning Philosophy of Time.

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