Thèse soutenue

Identité, exil, le roman comme autohospitalité de soi : cas de l'oeuvre romanesque d'Abdourahman Ali Waberi

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Auteur / Autrice : Chimène Jessica Ekome Meteghe
Direction : Christian HoffmannCatherine Desprats-Péquignot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie. Psychopathologie et psychanalyse
Date : Soutenance le 21/09/2018
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Recherches en psychanalyse et psychopathologie (Paris ; 2001-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société (Paris ; 2001-....)
établissement de préparation : Université Paris Diderot - Paris 7 (1970-2019)
Jury : Président / Présidente : Jean-Christophe Delmeule
Examinateurs / Examinatrices : Christian Hoffmann, Catherine Desprats-Péquignot, Jean-Christophe Delmeule, Silke Schauder, Sylvie Brodziak
Rapporteurs / Rapporteuses : Silke Schauder, Sylvie Brodziak
DOI : 10.70675/c54269daze85ez44efz9114z0044f5b2972d

Résumé

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La problématique de l’identité, au détour de celle du déplacement par les questions d’entre-deux, d’immigration et d’exil, et celle réactualisée de l’hospitalité, sont d’une brulante actualité au plan social, culturel, politique, mais aussi au plan individuel. Dans l’oscillation complexe entre assimilation et différenciation au coeur du phénomène identitaire, tout sujet pose aussi la question de ses limites et de sa place par rapport à autrui. L’oeuvre romanesque d’Abdourahman Waberi interroge entre questionnements et réponses diversement manifestées dans ces phénomènes contemporains, cet ensemble de faits par ses structures et procédures narratives. Sa liberté d’écriture qui subit de façon involontaire la contrainte qui anime la volonté du geste d’écrire de l’écrivain à son insu, vient envisager cette oeuvre comme le lieu d’une « identité profonde », réponse possible à la quête de soi dans l’entre-deux, l’espace du texte se faisant espace d’une « autohospitalité » de soi du sujet écrivant face à la détresse et à la perte. Dans notre recherche, où s’entrecroisent approches littéraire et psychanalytique, cette « autohospitalité » est un objet d’étude privilégié pour interroger la relation d’un écart constitutif à soi-même et à l’autre dans la saisie d’une « identité profonde ». Ainsi, le roman waberien, non seulement permet de considérer le champ littéraire dans sa capacité à porter les problématiques contemporaines évoquées ci-dessus, mais aussi ouvre à la possibilité de la matérialisation d’un espace, d’un lieu pour inscrire l’hospitalité de l’écrivain par lui-même comme moyen de survivre à la déchirure identitaire et à la contrainte de l’effacement, pour lutter contre la destructivité et la perte de soi dans l’exil.