Thèse soutenue

Interactions cellules satellites gliales-propriocepteurs dans les ganglions rachidiens dorsaux

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Auteur / Autrice : Yasmine Rabah
Direction : Cendra Agulhon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Neurosciences
Date : Soutenance le 29/11/2018
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Cerveau, cognition, comportement (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université Paris Descartes (1970-2019)
Laboratoire : Fédération de Recherche en Neurosciences
Jury : Président / Présidente : Mehrnaz Jafarian-Tehrani
Examinateurs / Examinatrices : Cendra Agulhon, Mehrnaz Jafarian-Tehrani, Frank Pfrieger, Hélène Puccio, Alain Bessis, Carole Escartin, Nathalie Rouach-Holcman, Piotr Topilko
Rapporteurs / Rapporteuses : Frank Pfrieger, Hélène Puccio

Résumé

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Les neurones propriocepteurs sont nécessaires au contrôle du mouvement et à la locomotion. Ils connectent les fuseaux musculaires et les tendons aux motoneurones de la moelle épinière pour informer le système nerveux central de l’état d’élongation et de contraction des muscles. Leurs corps cellulaires sont localisés dans les ganglions rachidiens dorsaux (GRD), où ils sont intimement entourés de cellules gliales GFAP-positives appelées cellules satellites gliales (CSG). Comme les astrocytes du système nerveux central, les CSG expriment à leur surface des récepteurs couplés aux protéines Gq (Gq RCPG) qui peuvent être activés par les neurotransmetteurs libérés par les corps cellulaires de neurones sensoriels du GRD. Les corps cellulaires des neurones sensoriels expriment aussi un certain nombre de récepteurs et transmetteurs. Ces caractéristiques, ainsi que la proximité physique entre les CSG et les neurones sensoriels a permis d’émettre l’hypothèse que les deux types cellulaires sont capables de communiquer. De récentes données de la littérature suggèrent que les CSG et les neurones sensoriels responsables de la détection de la douleur sont capables de dialoguer. Cependant, à notre connaissance, aucune donnée n’a permis jusqu’à présent de démontrer une interaction entre les CSG et les neurones propriocepteurs. Dans cette étude, nous avons émis l’hypothèse que l’activation des Gq RCPG des CSG permet la modulation de l’activité des propriocepteurs. Pour tester cette hypothèse, nous avons utilisé des approches techniques complémentaires (imagerie calcique bi-photonique, immunohistochimie, biochimie et analyses comportementales) combinées à un outil chemogénétique puissant basé sur la technologie DREADD afin d’activer sélectivement la voie de signalisation Gq RCPG dans les CSG. Nous avons démontré dans une préparation de GRD intacte que les CSG sont capables de moduler l’activité des propriocepteurs via une signalisation purinergique. Pour tester la pertinence de cette communication, nous avons réalisé des expériences de comportement sensorimoteur et mis en évidence que l’activation des cellules gliales GFAP-positives induit des déficits sensorimoteurs. Déterminer si la modulation des propriocepteurs par les CSG affecte la transmission sensorimotrice a de profondes implications pour la compréhension du système sensorimoteur et de ses dérèglements.