Intégration d'éléments contextuels dans le jugement de blâme : exemples du contexte socio-émotionnel et du genre : approches vie-entière et développementale
| Auteur / Autrice : | Sandra Lepeltier |
| Direction : | Roger Fontaine |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 15/03/2018 |
| Etablissement(s) : | Tours |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours ; 1996-2018) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Psychologie des âges de la vie et adaptation (Tours ; 1990-...) |
| Jury : | Président / Présidente : Valérie Pennequin |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Pascal Mallet, Philippe Guimard |
Mots clés
Résumé
Cette thèse s’articule autour de deux problématiques : l’intégration du contexte socio-émotionnel permet-elle de réduire la sévérité du blâme infligé à l’agresseur (approche life-span) ? Comment les genres de l’agresseur et de la victime sont intégrés dans le jugement de blâme des pré-adolescents, adolescents et adultes jeunes. Enfin, est-ce que le facteur genre influence l’intégration du contexte socio-émotionnel ? Les résultats montrent que le contexte socio-émotionnel est intégré différemment en fonction de l’âge (enfants, pré-adolescents, adolescents, adultes jeunes, adultes moyens et adultes âgés), et il semble être plus difficile d’intégrer le contexte socio-émotionnel que les intentions ou les conséquences. L’accès aux processus identificatoires semble nécessaire pour intégrer ce facteur de manière multiplicative. Le genre est également intégré dans le jugement de blâme dès l’adolescence, et ce facteur module l’intégration du contexte socio-émotionnel. Ces données vont dans le sens de la littérature : les incivilités quotidiennes à priori non liées au genre peuvent être nuancées en fonction des genres des protagonistes. Ainsi, le contexte socio-émotionnel et le genre sont des circonstances atténuantes et l’intégration de ces facteurs n’est pas le même à différents âges de la vie.