Thèse soutenue

La destruction écologique, de ses causes, capitalocène-estadocène, aux propositions de remèdes

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Auteur / Autrice : Melanie Meireles
Direction : Emmanuel BarotEnrique Aliste
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 18/12/2018
Etablissement(s) : Toulouse 2 en cotutelle avec Universidad de Chile
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Équipe de recherche sur les rationalités philosophiques et les savoirs (Toulouse ; 1999-....)
Jury : Président / Présidente : Guillaume Sibertin-Blanc
Examinateurs / Examinatrices : Emmanuel Barot, Enrique Aliste, Maria Emilia Tijoux, Fabrice Flipo, Laurence Maurice
Rapporteurs / Rapporteuses : Maria Emilia Tijoux, Fabrice Flipo

Mots clés

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Résumé

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La destruction écologique est le nouveau grand problème planétaire qui est apparu sur la scène médiatique entre les années 1970 et 1980. Brièvement, une destruction est un anéantissement, et l'écologie se réfère à l'étude d'un écosystème, c'est-à-dire des interactions des organismes entre eux et avec leur milieu (l'homme en tant qu'être naturel fait bien entendu partie de cette notion d'écosystème). Ainsi, le concept de destruction écologique tel que nous l'employons, ne concerne pas seulement les nombreux déséquilibres environnementaux auxquels nous faisons face aujourd'hui, mais englobe également ceux qui se produisent au sein des sociétés humaines. Les questions scientifiques à l'origine de ce travail sont : Que représente exactement cette destruction écologique ? Comment se définit-elle et se manifeste-t-elle dans les faits ? Pourquoi pouvons-nous dire qu'elle provoque un véritable état de crise ? Quel sens donnons-nous à la notion de crise ? Quelles en sont les véritables causes ? Quelles alternatives pourrait-on opposer à cet état de crise généralisée ? Et jusqu'à quel point ces alternatives peuvent-elles être assumées et défendues comme pleinement révolutionnaires ? Pour répondre à cette problématique, nous avons fait le choix d'analyser cette destruction écologique selon trois strates, allant d'un point de vue macroscopique à un point de vue microscopique. Ainsi, dans un premier moment, nous nous sommes intéressés à sa dimension la plus large et la plus diffuse, à savoir la destruction environnementale. Puis, nous avons adopté un point de vue anthropologique, et de ce fait rétréci le champ de l'analyse, en nous penchant sur la destruction ethno-socio-environnementale, au travers d'une enquête ethnographique menée au Chili, en territoire Mapuche. Enfin, nous avons fini par l'étude de la subjectivité humaine, par le biais de sa destruction, c'est-à-dire de son oppression et de sa répression.